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10 ans : la Région et l’Europe, une décennie d'union

Modifié le mercredi 27 mai 2026

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Plus de 3 milliards d’euros de fonds européens ont financé plus de 230 000 projets néo-aquitains, depuis 2014. Après la fusion en 2016 entre l’Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes, la Nouvelle-Aquitaine a réussi le pari d’harmoniser l’attribution des fonds européens.

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Crédit photo Sébastien Blanquet-Rivière

10 ans de Nouvelle-Aquitaine

Le 4 janvier 2016, l'Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes devenaient la Nouvelle-Aquitaine.
Dix années ont passé depuis cette fusion historique. Retour sur le chemin parcouru par la Région pour accompagner au mieux les Néo-Aquitaines et Néo-Aquitains, tous les territoires et les transitions.
Découvrez le dossier complet "La Nouvelle-Aquitaine a 10 ans"

Un relai entre l'Europe et les territoires

« Nous avons eu des résultats probants depuis 2014. Les aides européennes ont pu rayonner au plus juste sur de multiples projets agricoles, environnementaux, économiques et sociaux. La Région a ainsi montré qu’elle était l’instance la plus légitime pour faire le relais entre l’Europe et les besoins d’un territoire qu’elle connaît parfaitement », pose Isabelle Boudineau, conseillère régionale déléguée à l’Europe et aux coopérations européennes. 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : depuis 10 ans, les aides de l’Europe ont permis d’accompagner 57 000 entreprises pour leurs performances économiques, de soutenir 31 600 créateurs d’entreprises ou repreneurs, de rénover 10 000 logements sociaux au niveau énergétique. Les fonds européens ont aussi créé 351 postes de chercheurs et ont offert la possibilité à 90 000 personnes de suivre une formation qualifiante.

Agriculteurs et éleveurs d’abord

Limousines en Nouvelle-Aquitaine
Crédit photo F.Roch

L’agriculture et le rural ont été l’un des secteurs les plus soutenus. Grâce au fonds Feader, en dix ans, 2,3 milliards d’euros ont été distribués à plus de 200 000 agriculteurs et éleveurs néo-aquitains. Ces subventions, majorées des fonds régionaux, ont contribué à la modernisation des exploitations dans un plus grand respect de l’environnement, avec, par exemple, l’installation de panneaux photovoltaïques ou la conversion à l’agriculture biologique.

En parallèle, un fonds dédié à la pêche et l’aquaculture (Feampa) a contribué à décarboner des ports de pêche et chalutiers, construire des piscicultures ou soutenir l’installation de jeunes pêcheurs. Durant ces dix ans, 500 millions d’euros ont été fléchés vers la recherche, l’efficacité énergétique et l’innovation. Grâce au fonds Feder, des centaines d’acteurs privés comme publics ont pu s’engager dans la transition écologique. Ces fonds européens ont aussi accompagné de grands projets régionaux telle l’ambitieuse décarbonation des réseaux de chaleur qui alimentent hôpitaux et universités béarnais.

Les savoir-faire locaux protégés

La porcelaine de Limoges, les tapisseries d’Aubusson, les charentaises, le linge basque… Depuis décembre 2025, ces produits, issus d’un savoir-faire territorial, peuvent désormais bénéficier d’un label IGIA (indication géographique artisanale et industrielle) au niveau européen. Jusqu’à présent, cette protection n’était effective qu’au niveau national. Depuis dix ans, la Région Nouvelle-Aquitaine s’est mobilisée à Bruxelles, au Comité européen des Régions, pour élargir cette reconnaissance. Ces IGIA vont permettre à l’échelle européenne de protéger le nom et le savoir-faire des produits et de lutter contre la contrefaçon et les risques de délocalisation. 

Au plus près des habitants

L’Europe a aussi été aux côtés de la Nouvelle-Aquitaine pour traverser de multiples crises : la pandémie, en facilitant l’accès à des masques, la hausse des coûts énergétiques, en soutenant les entreprises. Le Fonds social européen (FSE) a pu en parallèle alimenter des milliers de petits projets à vocation sociale. Il a contribué à la création d’emplois dans l’économie sociale et solidaire, de dizaines d’écoles de la deuxième chance…

C’est une volonté de la Nouvelle-Aquitaine de prioriser ces projets modestes mais qui touchent tout un chacun dans son quotidien.
Isabelle Boudineau

On doit au FSE un engagement fort dans le lancement d’une quarantaine de lieux ressources dédiés à l’orientation et à la recherche d’emploi, les ERIP. « De 2021 à 2027, 193 millions d’euros sont confiés aux territoires pour soutenir des projets locaux, un budget unique en France », précise Isabelle Boudineau. « C’est en effet une volonté de la Nouvelle-Aquitaine de prioriser ces projets, modestes mais qui touchent tout un chacun dans son quotidien. »

La ligne Pau-Canfranc

L’Europe s’est impliquée dès 2011 dans le projet de réouverture de la ligne Pau-Canfranc-Saragosse pour décarboner les transports et désengorger le trafic routier. L’Union européenne a participé aux études permettant la réouverture d’un premier tronçon de 25 km entre Oloron et Bedous en 2016. Depuis 2016, elle a poursuivi son engagement à travers trois programmes d’études soutenus au titre du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE), permettant un cofinancement allant jusqu’à 50%. Côté espagnol, ce soutien européen a permis, entre autres, de rénover la gare de Canfranc. Les travaux sur le second tronçon de 32 km entre Bedous et Canfranc pourraient être éligibles à un financement européen au titre du MIE 2028-2034.

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