Commissions permanentes
Commission permanente du 28 septembre 2026
Modifié le lundi 5 octobre 2026
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Le 28 septembre, les élus ont adopté en commission permanente les mesures du plan exceptionnel post-incendies pour les Landes et la Gironde. L’occasion aussi de voter des aides en faveur de la viticulture et de la recherche. Au total, 261 dossiers ont été étudiés pour plus de 157 millions d’euros de subventions.
Sommaire
Un plan incendies exceptionnel
Après les incendies qui ont frappé la Gironde et les Landes, la Région déploie un plan exceptionnel de 14 mesures pour accompagner les territoires touchés, soutenir la reprise d’activité et préparer l’avenir. Structuré autour de trois objectifs – amortir le choc, organiser le rebond et reconstruire mieux –, ce plan mobilise 10,5 millions d’euros de financements régionaux, complétés par 4,4 millions d’euros de fonds européens, avec jusqu’à 127 millions d’euros de financements privés générés par les outils d’ingénierie financière. Les mesures concernent notamment les entreprises, le tourisme, la forêt et la biodiversité, mais aussi la prévention des risques et l’adaptation des territoires au changement climatique.
Pour connaître l’ensemble des mesures et leur mise en œuvre : Incendies en Gironde et dans les Landes : les 14 mesures de la Région
Les entreprises touchées peuvent également retrouver l’ensemble des dispositifs d’aide et les contacts utiles : Incendies en Gironde et dans les Landes : quelles aides pour les entreprises ?(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre)
Accompagner la filière viticole
La Région accompagne des programmes d’expérimentation menés dans le cadre des Contrats d’Objectif Régionaux et du Vinopôle. Le Conservatoire du Vignoble Charentais(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre) travaille notamment sur la réduction des intrants phytosanitaires, l’adaptation des cépages et porte-greffes au changement climatique et la sauvegarde de la biodiversité du vignoble. Les projets « NO-SULFIT » et « BIOAP-vin » conduits par l’Institut français de la vigne et du vin (S'ouvre dans une nouvelle fenêtre)portent quant à eux sur la maîtrise des conditions d’élaboration et de conservation des vins sans sulfites ajoutés et sur les contaminations à l’acide phosphonique dans les vins biologiques. Ces actions s’inscrivent dans les objectifs de la feuille de route Néo Terra(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre), en accompagnant les professionnels vers des pratiques plus agroécologiques et des stratégies d’adaptation face aux changements climatiques. Plusieurs subventions ont également été votées pour faciliter les actions de promotion, d’innovation et d’adaptation aux évolutions du secteur. Le but : soutenir la notoriété des appellations et la rencontre entre producteurs et consommateurs, avec des campagnes de communication, des portes ouvertes, des dégustations, des événements œnotouristiques et des actions de vente directe autour notamment du pineau des Charentes, des vins du Médoc et du Haut-Médoc, des Premières Côtes de Bordeaux, de Blaye, des Graves, de Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont ou encore Saint-Macaire.
Focus sur quelques dossiers phares
Start-up : accompagner l’innovation et le développement
Dans le cadre de l’accompagnement des start-ups, trois projets ont pu bénéficier d’un soutien régional de 630 000 euros pour accélérer leur développement. Parmi elles :
Edonia, à Bordeaux (33)
Spécialisé dans l’agroalimentaire, Edonia reçoit 350 000 euros pour poursuivre l’industrialisation de son ingrédient innovant à base de microalgues. Grâce à une technologie brevetée, elle transforme les microalgues en un ingrédient prêt à l’emploi, riche en protéines, fer et fibres, dont la texture et le goût se rapprochent de ceux de la viande. Destiné aux industriels de l’agroalimentaire et à la restauration collective, il constitue une alternative aux protéines animales et végétales traditionnelles, avec une empreinte environnementale réduite. Déjà composée de 16 collaborateurs, l’entreprise prévoit 46 recrutements supplémentaires d’ici fin 2028.
Quiet, à Talence (33)
Créé en avril 2021 à Talence, Quiet bénéficie d’une aide de 200 000 euros pour changer d’échelle. La start-up a développé une vaisselle silencieuse destinée à la restauration collective, grâce à un revêtement en silicone alimentaire associé au verre trempé. Cette innovation brevetée permet de réduire de 85 % le bruit lié à la manipulation de la vaisselle, tout en la rendant plus légère, plus résistante et antidérapante. Une solution qui vise notamment à améliorer les conditions de travail des agents de restauration, particulièrement exposés au bruit à l'origine de maladies professionnelles. L’entreprise compte déjà 150 clients en France et prévoit 22 recrutements d’ici fin 2028.
De nouvelles formations
La Région consacre 1,35 million d’euros à quatre projets en faveur de l’enseignement supérieur, parmi lesquels deux projets structurants pour l’Université de La Rochelle et celle de Limoges.
SupFerro, à Saintes (17)
À Saintes, l’Université de la Rochelle reçoit 900 000 euros pour développer SupFerro, une nouvelle école d’ingénieurs spécialisée dans le ferroviaire. Implantée au sein du campus Ferrocampus, son objectif est de former des ingénieurs capables d’accompagner les transformations du ferroviaire et sa décarbonation, tout en répondant aux besoins de recrutement des entreprises. Deux premières spécialités sont prévues autour des matériaux durables et des énergies, ainsi que des systèmes embarqués et des capteurs. La première rentrée est envisagée en 2028, avec à terme 60 étudiants par promotion.
Ecole vétérinaire publique, à Limoges (87)
341 047 euros sont attribués à l’Université de Limoges pour poursuivre l’installation d’une école vétérinaire publique en Nouvelle-Aquitaine. Cette nouvelle étape doit permettre de sécuriser la mise en œuvre du projet, avec la création d’une équipe dédiée chargée notamment de définir les contenus pédagogiques, de coordonner les partenaires et de préparer les différentes étapes nécessaires à sa concrétisation. Le projet entend répondre aux besoins de vétérinaires et renforcer la formation dans le cadre de l’approche « One Health », qui prend en compte les liens entre santé humaine, santé animale et environnement.
Renforcer l’accès aux soins
La Région accompagne quatre projets en faveur de la santé et de l’accès aux soins, pour un montant total de 412 864 euros.
Extension d’une maison de santé à Mimizan (40)
La Communauté de communes de Mimizan bénéficie d’une aide régionale de 109 202 euros visant à renforcer l’offre de soins sur un territoire particulièrement éloigné des centres hospitaliers. La maison de santé de Mimizan, qui accueille déjà 26 professionnels, sera agrandie et réaménagée pour installer notamment la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), accueillir de nouveaux professionnels et créer une maison médicale de garde. Le projet permettra également de libérer trois cabinets pour de futurs spécialistes et ainsi diversifier durablement l’offre de soins.
Création d’une maison de santé, à Guérêt (23)
À Guéret, 90 000 euros sont consacrés à la création de la première maison de santé pluriprofessionnelle. Installée dans un bâtiment existant de 900 m², dont 700 m² seront réhabilités, elle accueillera huit cabinets et réunira notamment cinq médecins généralistes et une infirmière. Le projet doit faciliter l’accueil de nouveaux praticiens, notamment de jeunes médecins, et renforcer la coordination des professionnels de santé pour répondre aux besoins de la population.
Agir en urgence pour les espèces vulnérables
La Région soutient 11 dossiers pour un montant total de 474 372 euros pour mieux connaître et protéger la biodiversité, en renforçant le suivi des espèces vulnérables et des milieux naturels face notamment au changement climatique. Parmi les projets soutenus :
Cistude Nature à Le Haillan (33)
32 000 euros d’aide régionale ; 140 079 euros de FEDER, pour un projet de 198 725 euros.
L’association Cistude Nature poursuit ses programmes ENTOMO NA et RANA, consacrés à l’amélioration des connaissances sur les insectes, reptiles et amphibiens de Nouvelle-Aquitaine. En 2026, les actions porteront notamment sur le recensement de plusieurs espèces d’insectes, le suivi des amphibiens et reptiles et un nouveau programme consacré aux vipères, encore mal connues à l’échelle régionale. Quatre espaces naturels seront accompagnés pour mettre en place des mesures de gestion favorables à leur conservation. Le projet prévoit également des actions de sensibilisation auprès des naturalistes, du grand public et des agriculteurs.
Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique à Audenge (33)
19 776 euros d’aide régionale ; 46 143 euros de FEDER, pour un projet de 65 919 euros.
Avec la troisième phase du programme « Sentinelles du climat », les Conservatoires botaniques nationaux poursuivent le suivi de la flore remarquable et des habitats naturels les plus sensibles au changement climatique. Le programme permettra notamment de mieux identifier les espèces menacées, de suivre des milieux particulièrement vulnérables comme les tourbières et les landes tourbeuses, et d’accompagner les gestionnaires d’espaces naturels dans leurs actions de restauration et d’adaptation.
Economie et emploi
Dans ce domaine d'intervention, 94 dossiers ont été votés pour un total de 68 997 121 euros de financements.
• Economie numérique : 7 dossiers – 307 719 euros
• Filières, inter filières et partenariats : 21 dossiers – 1 776 998 euros
• Performance industrielle : 6 dossiers – 7 052 534 euros
• Recherche, innovation et start-up : 11 dossiers – 21 138 793 euros
• Attractivité, internationalisation et financement : 5 dossiers – 3 098 802 euros
• Tourisme : 6 dossiers – 2 014 396 euros
• Agriculture : 22 dossiers – 11 300 361 euros
• Economie culturelle : 4 dossiers – 2 387 825 euros
• Economie sociale et solidaire : 4 dossiers – 767 028 euros
• Formation professionnelle continue : 5 dossiers – 18 878 272 euros
• Emploi et évolution professionnelle : 3 dossiers – 274 391 euros
Jeunesse
Dans ce domaine d'intervention, 47 dossiers ont été votés pour un total de 35 422 365 euros de financements.
• Orientation et accompagnement à l'insertion économique : 7 dossiers – 218 000 euros
• Education : 18 dossiers – 6 486 538 euros
• Lycées (bâtiments) : 11 dossiers – 17 861 819 euros
• Enseignement supérieur : 2 dossiers – 6 326 953 euros
• Accompagnement des jeunes : 6 dossiers – 4 248 053 euros
• Vie quotidienne : 2 dossiers – 281 000 euros
Aménagement du territoire
Dans ce domaine d'intervention, 73 dossiers ont été votés pour un total de 24 771 674 euros de financements.
• Politique contractuelle : 14 dossiers – 2 062 285 euros
• Economie territoriale et politique de retournement : 8 dossiers – 3 356 235 euros
• Culture : 6 dossiers – 1 043 862 euros
• Foncier, habitat et politique de la ville : 3 dossiers – 649 342 euros
• Santé : 4 dossiers – 8 083 992 euros
• Sport : 8 dossiers – 3 837 282 euros
• Infrastructures transports : 16 dossiers – 4 649 839 euros
• Europe et international : 9 dossiers – 346 646 euros
• Vie associative et égalité : 5 dossiers – 742 190 euros
Transition énergétique et écologie
Dans ce domaine d'intervention, 34 dossiers ont été votés pour un total de 19 798 786 euros de financements.
• Biodiversité, PNR et Natura 2000 : 9 dossiers – 3 835 244 euros
• Eau - Littoral : 5 dossiers – 1 427 265 euros
• Economie circulaire et déchets : 2 dossiers – 467 425 euros
• Transition énergétique et adaptation aux changements climatiques : 10 dossiers –10 196 581 euros
• Mobilité durable et intelligente : 8 dossiers – 3 872 270 euros
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