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10 ans : une Région qui rayonne

Modifié le jeudi 28 mai 2026

7 minutes de lecture

La Nouvelle-Aquitaine a hérité des identités de ses trois anciennes régions : une diversité qui s’est transformée, avec la grande Région, en atout pour la culture, le tourisme et le sport.

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Crédit photo Sébastien Blanquet-Rivière

10 ans de Nouvelle-Aquitaine

Le 4 janvier 2016, l'Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes devenaient la Nouvelle-Aquitaine.
Dix années ont passé depuis cette fusion historique. Retour sur le chemin parcouru par la Région pour accompagner au mieux les Néo-Aquitaines et Néo-Aquitains, tous les territoires et les transitions.
Découvrez le dossier complet "La Nouvelle-Aquitaine a 10 ans"

Sport : un collectif gagnant

Kauli Vaast en surf, Joris Daudet en BMX, Charline Picon et Sarah Steyaert en voile, Cyril Jonard en para judo… Ces médaillés des Jeux olympiques et paralympiques de Paris ont été soutenus par la Région, au sein de la Team Nouvelle-Aquitaine.
Ce collectif rassemble des élites sportives, ambassadrices de l’esprit sport de la Région. 54 sportifs ont rejoint la Team Nouvelle-Aquitaine pour préparer les Jeux de Paris en 2024. 

En plus du soutien aux athlètes de haut niveau, le rayonnement sportif de la Région passe aussi par un centre d’excellence, le CDES, Centre de droit et d’économie du sport, à Limoges. Depuis près de 50 ans, il forme les décideurs du sport. Zinédine Zidane, Laurent Blanc ou Marc Lièvremont y ont étudié. 

La Région accompagne également les clubs amateurs élite et professionnels : 85 clubs amateurs sont aidés chaque année. Soit 792 dossiers soutenus depuis 2016. Côté professionnels, environ 22 clubs sont soutenus chaque saison pour leur formation : comme le Stade Rochelais, l’UBB, l’Aviron Bayonnais en rugby ; l’équipe féminine de Basket Landes ; Limoges Hand 87 ; Pau FC en football ou encore la FDJ, équipe féminine de cyclisme. 

Enfin, la Nouvelle-Aquitaine brille par ses équipements sportifs et son savoir-faire dans l’organisation de compétitions. À côté d’évènements comme la Coupe du monde de rugby en 2023 ou la Coupe du monde de canoë-kayak à Pau en 2025, elle accueille le Décastar de Talence (50 ans en 2026), les 5 Étoiles de Pau (équitation) ou le Tour du Poitou-Charentes (cyclisme) et le Tour du Limousin.

enfant courant sur la piste du stade
Le nouveau stade Marie-José Pérec, à Limoges. Crédit photo Yannick Pirot

Leader du tourisme durable

Bien plus qu’un secteur économique majeur, le tourisme est devenu un outil de transition écologique, sociale et territoriale.
Première filière régionale, le tourisme représente 9 % du PIB régional et 143 000 emplois directs et indirects. Avec 16 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, 35 Plus Beaux Villages de France et cinq Parcs naturels régionaux, la Nouvelle-Aquitaine, première région oenotouristique de France, est une destination au patrimoine aussi dense que varié. 

Pour valoriser et préserver cette richesse, la Région s’est fixé depuis 10 ans un objectif : devenir la première destination touristique durable. Adopté en 2023, le plan d’actions pour le tourisme durable(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre) soutient un tourisme respectueux des territoires et des habitants. À l’image de l’itinérance douce, qui profite des véloroutes : la Vélodyssée, la Flow vélo, la Vagabonde ou la Vélidéale. Plus de 1 200 km d’itinéraires cyclables ont été ouverts en 10 ans. 6 740 km au total devraient être aménagés d’ici 2030. 

Pour promouvoir un tourisme écoresponsable, la Nouvelle-Aquitaine, première région en capacité d’accueil en campings, accompagne les professionnels (sites de visite, hôteliers…) dans leur évolution. Il s’agit aussi de faire face au changement climatique. Un travail à long terme est en cours sur la côte (avec le groupement d’intérêt public GIP Littoral), pour aménager le littoral et les plages. Les stations des Pyrénées s’orientent vers des activités accessibles toute l’année.

Vacances pour tous

Autre axe de transformation : la valorisation des savoir-faire locaux. Les découvertes d’entreprises sont un vrai succès (4,1 millions de visiteurs en 2024 dans 530 entreprises). Le tourisme de mémoire, également, est porté par des sites comme le Cimetière des Oubliés à Cadillac (33) ou le Centre de la Mémoire d’Oradour-sur-Glane (87).
Enfin, alors qu’environ 40 % des Français ne partent pas en vacances, la Région réaffirme chaque année son engagement pour un tourisme inclusif et solidaire. La Nouvelle-Aquitaine est la première région en nombre d’établissements labellisés Tourisme & Handicap, avec 1 242 établissements. L’objectif est clair : permettre à chacun de partir en vacances.

Dans la première Région de France en nombre de monuments historiques, le patrimoine est aussi un levier de développement des territoires et un facteur de cohésion sociale.
Charline Claveau, Vice-présidente en charge de la culture, des langues et cultures régionales

Cultures locales, grandeur régionale

femme regardant tableaux
À Bayonne, la réhabilitation du Musée Bonnat-Helleu a été cofinancée par la Région. Crédit photo Sébastien blanquet-Rivière

Dialogue et co-construction sont les deux mots clés qui auront guidé la politique culturelle de la Nouvelle-Aquitaine, depuis la naissance officielle de la Région en 2016. Spectacle vivant, manifestations culturelles, musique, livre, cinéma et audiovisuel, arts plastiques et visuels, langues et cultures régionales, numérique culturel : le domaine de la culture en Nouvelle-Aquitaine rassemble plusieurs filières, toutes différentes dans leurs formes d’expression. Sans compter le service Patrimoine et Inventaire, consacré à la préservation et à la valorisation du patrimoine culturel.

La fusion des trois anciennes Régions a lancé un grand mouvement de convergence des réseaux et filières existants. Il a fallu les réorganiser à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine et rebâtir des contrats de filière avec l’ensemble des partenaires concernés. Ce mouvement de mise à l’échelle a permis de co-construire la politique régionale dans un dialogue régulier avec les professionnels et les artistes. 
En témoigne le réseau Astre(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre), créé en 2018 à Limoges pour les arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine. Ou encore, la feuille de route pour la transition écologique de la culture(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre), adoptée en 2024. Cette feuille de route, écrite par et pour la culture, a été élaborée après une large concertation, impliquant entre autres les agences culturelles régionales. 

Des réalités territoriales différentes 

Outre les grands projets réalisés (la Méca(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre), Maison de l’économie créative et de la culture en Nouvelle-Aquitaine, ouverte à Bordeaux en 2019 ; le Frac-Artothèque(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre) inauguré à Limoges en mai 2025 ; le Pôle d’enseignement supérieur de musique et de danse de Bordeaux(S'ouvre dans une nouvelle fenêtre), associé au pôle Aliénor Poitiers-Tours en 2025), la Nouvelle-Aquitaine s’est attachée à resserrer les liens entre culture et territoires

En collaboration avec l’État, la Région agit pour l’économie culturelle, l’emploi, l’aménagement culturel et durable des territoires, le soutien à la diversité, l’accès à la culture, la formation et la professionnalisation. Loin d’être uniforme et au contraire d’une logique descendante, la politique régionale tient compte de réalités locales très différentes. À l’image des trois langues régionales (le basque, l’occitan et le poitevin-saintongeais), soutenues avec trois différentes dynamiques d’apprentissage. 

Cette logique de co-construction trouve son point d’orgue dans la question des droits culturels des personnes, qui permettent aux citoyens d’être acteurs de la culture et pas seulement spectateurs ou consommateurs. En devenant bénévoles, en participant à la gouvernance des associations, en étant associés aux programmations… Intégrés à la politique régionale, ces droits culturels des personnes sont une porte d’accès à la culture pour toutes et tous. Un moyen de continuer à avancer vers une démocratie culturelle.

Et demain ?

Il s’agit de faire face à l’érosion des financements et des moyens de l’État. La Région défend un secteur culturel solidaire et imaginatif, ouvert aux solutions collectives et aux nouveaux modèles, et surtout, où les libertés de programmation, de création et d’expression sont préservées face aux poussées des idéologies.

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