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  1. Stéva : un avenir vert et connecté
Entreprise Stéva Bessines-sur-Gartempe © Région Nouvelle-Aquitaine

Stéva : un avenir vert et connecté

A Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne), le site industriel à l’histoire chahutée renouvelle son projet industriel en misant sur la fabrication de conteneurs recyclables et connectés.

Un projet industriel

L’histoire du site de Steva est loin d’être un long fleuve tranquille. Créée en 1989 à la suite de la fermeture des mines de la Cogéma pour réindustrialiser la ville, l’usine a abrité à ses débuts jusqu’à 370 salariés. Ils sont 117 aujourd’hui. En un peu moins de 30 ans, elle aura connu reprises et liquidations successives. Jusqu’en 2015, son destin était lié au site de La Souterraine repris pas GM&S avec l’histoire que l’on connait. L’usine de Bessines a eu plus de chances. Son nouvel actionnaire, Philippe Lassablière, le président de Stéva, s’est engagé dans un véritable projet industriel et entend bien diversifier la production.

Il est vrai que le lieu est impressionnant. Au centre de l’usine, trône le dernier investissement, une presse de 2000 tonnes achetée en 2016 avec l’aide du conseil régional et de PSA, lorsque ce groupe s’est retiré du site, un cadeau de départ en quelque sorte. En face, des presses de 800 tonnes, 500 tonnes et 320 tonnes s’activent. D’un côté, une ligne robotisée de bras articulés aux gestes rapides et millimétrés dont les mouvements sont ponctués par le bruit sec de l’emboutissage des pièces à façonner. De l’autre, encore des opérateurs qui doivent déposer pièces de métal et les retirer entre chaque mouvement de la presse.

Chercher de la valeur ajoutée

« La ligne robotisée est très impressionnante, malheureusement, elle n’est plus aussi compétitive qu’il y a quelques années. Mais notre priorité, c’est d’automatiser le travail des opérateurs sur les presses qui est très pénible » explique Franck Bazus, le directeur de Steva Bessines. L’autre moitié de l’usine est occupée par les lignes d’assemblage où sont soudées les pièces. Dans les éclairs des arcs, s’y activent soudeurs et robots. Surplombant les sites d’assemblage, une pièce couverte de graphes et chiffres : c’est là que s’effectue tous les matins la réunion de pilotage de la performance qui dresse un état des lieux de la production. « Cela fait partie de la culture de l’industrie automobile où ce monitoring est une tradition bien ancrée. Il est essentiel pour avoir un regard sur la marche de l’usine et permet d’améliorer sensiblement la productivité. » Dans les réunions des groupes de travail Usine du futur dont fait partie Stéva Bessines, cette méthode a conquis d’autres entreprises limousines. Mais elle n’est plus tout à fait suffisante pour le site de Bessines. Franck Bazus pose les enjeux : « Nous devons chercher à développer des produits propres pour ne pas rester dépendants de nos donneurs d’ordre actuels. Et chercher de la valeur ajoutée. Notre secteur d’activité est très concurrentiel. Les productions continuent à se délocaliser en Europe de l’Est ou même au Portugal où le coût de la main d’œuvre est sans mesure avec celui que nous avons à Bessines. D’ici quelques années, des productions vont s’éteindre d’elle-même. A titre d’exemple, les capots de tracteur que nous fabriquons sont parmi les derniers en acier. Ils seront probablement remplacés à terme par des capots en plastique. D’autres pièces ont une durée de vie limitée. Nous devons absolument nous renouveler. »

Green connected packaging

Depuis quelques années l’usine produit des conteneurs pour la grande distribution. Ceux-ci permettent d’optimiser le chargement des camions de transport. Le projet de Stéva est de s’appuyer sur cette production pour construire des conteneurs géolocalisables, en matériaux recyclables dont la maintenance sera assurée sur le site. « Nous nous engageons sur le projet Green connected packaging pour provoquer le repositionnement dont nous avons besoin. Cela implique un changement de culture dans l’entreprise dont une partie sera dédiée à la logistique et donc au service et non plus à la production. Mais pour l’instant, nous sommes les seuls sur ce créneau qui est une demande de l’industrie et le projet s’appuie sur les savoir-faire en emboutissage et soudure. » Neuf cent mille euros sous forme d’avance remboursable et cinq cents mille euros de fonds Feder ont été mobilisés pour le projet. Le stade de l’étude est bientôt terminé. Les premiers conteneurs devraient sortir de l’usine dès 2018.

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