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  1. Rénovation énergétique de l’habitat : un accord ambitieux en Nouvelle-Aquitaine
BEI Region Artee © Region Nouvelle-Aquitaine

Rénovation énergétique de l’habitat : un accord ambitieux en Nouvelle-Aquitaine

Le lundi 6 novembre, Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) et Françoise Coutant, vice-présidente du Conseil régional et présidente de l'Agence régionale pour les Travaux d'Economie d'Energie (ARTÉÉ), signaient un contrat de refinancement pour la rénovation énergétique de l’habitat privé.

43 millions d’euros. C’est le montant du budget débloqué par la BEI pour permettre à l’agence régionale Artéé de développer le tiers financement auprès des particuliers. L’agence va donc pouvoir leur avancer une somme d’argent pour la réalisation de travaux de rénovation énergétique. Depuis sa création en 2015, Artéé accompagne les propriétaires de la Nouvelle-Aquitaine à rénover leur habitat. Cet accompagnement couvre les aspects techniques et administratifs, mais également financiers (un levier nécessaire pour accélérer la rénovation énergétique de l’habitat privé).

Réduction de factures de 40 %

L’accompagnement proposé par Artéé vise la rénovation globale performante, avec des scénarios de réduction des factures de 40 % minimum. Une ambition technique qui devait absolument être corrélée à un instrument financier adapté : le tiers financement.
Ce dernier trimestre 2017 marque donc pour Artéé des évolutions considérables. Après l’obtention de l’autorisation auprès de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) et le déblocage de 43 millions d’euros par la Banque Européenne d’Investissement pour développer le tiers financement, Artéé devient la 3e structure en France à permettre le financement de la rénovation énergétique de l’habitat privé.

Le tiers financement : comment ça marche ?

Après avoir réalisé un audit énergétique du logement, Artéé établit trois scénarios de travaux avec pour chacun un plan de financement détaillé, les aides disponibles et la rentabilité prévisionnelle de l’investissement. Le particulier choisit le projet qui lui convient le mieux, consulte les artisans, Artéé « veillant au grain » à chaque étape, pour sécuriser toutes les démarches, et jusqu’après la réalisation des travaux, pour suivre les consommations du ménage.

Exemple concret :

Martin M. paie 240 euros de factures énergétiques tous les mois (soit 2880 euros par an). Le projet de travaux qu’il choisit va lui permettre de réduire de 50 % sa facture énergétique : installation d’un poêle à bois, mise en place d’une isolation performante et installation d’une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée). En tout, le projet représente 30 000 euros.
Le conseiller Artéé a identifié les aides auxquelles Martin peut prétendre et a ajouté l’apport personnel dans le plan de financement. Au final il reste à Martin à financer 22 764 euros.
Artéé va se charger d’avancer cette somme à Martin et de régler les entreprises.  Martin remboursera alors Artéé une fois les travaux terminés, sur la base de mensualités équilibrées avec ses économies d’énergie, soit 100 euros par mois pendant 25 ans.
Après travaux, les factures de Martin sont passées à 120 euros (contre 240 euros auparavant) et ses mensualités pour les travaux sont de 100 euros. Il économise 20 euros  par mois. Une opération 100 % gagnante, puisque Martin investit ainsi dans son logement, qui passe, grâce aux travaux, de la lettre F à C sur l’étiquette énergétique.

Chiffres-clés

En 2016, Artéé préconisait en moyenne 27 710 euros de travaux, pour 52 % d’économies d’énergie. En Nouvelle-Aquitaine, près de 60 % des logements ont été construits avant la première règlementation thermique de 1975 et 40 % d’entre eux se situent sur l’étiquette E, F ou G… C’est dire si le potentiel est important ! Pour participer aux enjeux régionaux de réduire de 30 % les émissions de  Gaz à Effet de Serre et de 30 % les consommations d’énergie, la rénovation énergétique de près de 63 000 logements par an est nécessaire.
Pour rappel, le bâtiment est le premier secteur consommateur d’énergie avec 40 % du total des consommations finales régionales.