Aller au contenu principal
  1. Périgord noir : la deuxième vie de la gare de Carlux !
Gare de Carlux © Communauté de Communes Pays de Fénelon

Périgord noir : la deuxième vie de la gare de Carlux !

La gare de Carlux était desservie par la ligne Bordeaux – Sarlat – Aurillac jusqu’en 1970. Elle s’apprête aujourd’hui à vivre une deuxième vie en accueillant l’office de tourisme et une exposition permanente consacrée à Robert Doisneau. La Région Nouvelle-Aquitaine accompagne cette belle réhabilitation du patrimoine régional.

Une aide régionale au tourisme

La Région Nouvelle-Aquitaine a lancé l’appel à projets « Nouvelle organisation des territoires touristiques » pour accompagner les territoires dans leurs projets de développement touristique. Objectifs : professionnalisation des personnels et des professionnels du tourisme, qualification de leur offre touristique, définition d’une stratégie numérique partagée, soutien aux offices de tourisme (évolution de leurs missions, optimisation de leurs ressources…).

La Communauté de Communes du Pays de Fénelon a répondu à cet appel à projets. Propriétaire de l’ancienne gare de Carlux près de Sarlat (24), elle souhaite la réhabiliter et en faire un lieu d’accueil pour les touristes :

  • hébergement de l’Office de tourisme ;
  • construction d’une aire d’accueil pour les vélos ;
  • mise en place d’un espace de restauration type café/salon de thé ;
  • et surtout création d’une exposition permanente consacrée au travail de Robert Doisneau.

« L’objectif est de capter les voyageurs arrivant chez nous grâce à l’exposition photos de Robert Doisneau et de les accueillir dans notre office de tourisme qui mettra en valeur notre territoire et les itinérances douces proposées de Sarlat à Souillac » explique Patrick Bonnefon, Président de la Communauté de Communes du Pays de Fénelon. Il ajoute que « ce lieu sera mis à la disposition des professionnels du tourisme pour les former au e-tourisme notamment. Nous allons également recevoir des groupes scolaires pour leur faire découvrir l’univers de Robert Doisneau et l’histoire de la photographie ».

La Région accompagne la Communauté de communes dans ce projet de réaménagement de la gare pour optimiser sa nouvelle organisation : accueil, numérique, professionnalisation et formation des personnels.
Elle lui a ainsi attribué une aide de 150 000 € lors de la Commission permanente du 10 juillet 2017. Ces fonds régionaux seront essentiellement utilisés pour la scénographie du site, l’accessibilité du lieu, la salle de formation…

Emilie Loubriat, chef de projet tourisme en charge de ce chantier précise : « Nous sommes reconnaissants à la Région Nouvelle-Aquitaine de nous avoir conseillé un accompagnement par un scénographe. Ce professionnel nous a apporté un tas d’idées innovantes et originales pour aménager le site : mobilier, supports numériques, équipements, accessibilité… L’étude scénographique a été financée à 50% par la Région ».

Une gare chargée d’histoire

A l’époque de la révolution industrielle, les gabarres (bateaux typiques destinés au transport de marchandise sur la Dordogne) sont progressivement remplacées par une ligne de chemin de fer. Cette ligne a conduit à la construction d’une gare à Carlux. Elle était desservie par la ligne Bordeaux – Sarlat – Aurillac jusqu’en 1970. Aujourd’hui, la Communauté de communes du Pays de Fénelon saisit l’opportunité de cet appel à projets régional pour réhabiliter ce lieu si vivant en son temps.

Gare de Carlux
Gare de Carlux © Communauté de Communes Pays de Fénelon
Chantier de la gare de Carlux
Chantier de la gare de Carlux © Communauté de Communes Pays de Fénelon
Gare de Carlux
Gare de Carlux © Communauté de Communes Pays de Fénelon

Une porte d’entrée vers la Nouvelle-Aquitaine

De par la situation géographique de Carlux, la Communauté de communes du Pays de Fénelon souhaite faire de cette ville de Dordogne la porte d’entrée naturelle vers la Nouvelle-Aquitaine pour les touristes en provenance du Lot.

L’ancienne gare est en effet l’emplacement idéal pour y recréer un lieu culturel, historique, plein de vie et de rencontres : ce vieux bâtiment se situe le long de la voie verte de la Vallée de la Dordogne, très pratiquée par les touristes à vélo arrivant du Lot. Il était donc tout naturel d’envisager d’y installer l’Office de tourisme pour renseigner et accueillir les vacanciers.

En plus des touristes habituels (à pied, à vélo ou en voiture), ce nouvel office de tourisme ambitionne de toucher un autre public : les scolaires (plutôt hors saison, pour faire des visites de l’exposition Doisneau) et les touristes d’affaires (restauration à proximité, salles de réunion…). Et la salle de formation permettra d’accueillir les professionnels du tourisme pour des formations.

« L’office de tourisme actuel reçoit environ 2 500 visiteurs par an. Avec ce nouvel aménagement, on espère tripler cette fréquentation. Il faut dire que sur les 1,5 millions de touristes qui visitent le Sarladais chaque année, plus de la moitié arrive par cette porte d’entrée de la région » précise le Président de la Communauté de Communes.

Autre point fort de Carlux, les photos de la gare prises par Robert Doisneau. En effet, alors photographe aux usines Renault à Billancourt, il s’est rendu en train jusqu’à Carlux pour ses premiers congés payés en 1937. C’est à cette époque qu’il a immortalisé ces moments en photographiant sa famille sur le quai de la gare. Les filles de l’artiste ont donné leur accord pour la création d’une exposition permanente (unique en France) dédiée à l’œuvre de leur père, installée au sein de la gare de Carlux.

Les vacances de Robert Doisneau
Les vacances de Robert Doisneau © Robert Doisneau
Robert Doisneau et la Dordogne

Robert Doisneau est tombé amoureux de la Dordogne alors qu’il était jeune photographe indépendant. Il y venait en vacances pour descendre la Dordogne en canoé avec sa femme et des amis, activité encore rare à cette époque d’avant-guerre. Robert Doisneau eut un véritable coup de foudre pour cette région et s’y est rendu presque chaque année, avec sa femme et plus tard avec ses filles. C’est au cours de ses congés qu’il a immortalisé tous ces instants de vie.