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  1. Ma petite entreprise…
Coulot © Thierry Martrou

Ma petite entreprise…

L’entreprise Coulot Décolletage, spécialisée dans l’usinage d’implants médicaux, connaît une progression exponentielle de son activité à l’international, qui s’accompagne d’importants travaux de modernisation et de plusieurs embauches.

Sur le parking de l’entreprise Coulot Décolletage, il est difficile de se frayer un chemin. Depuis quelques mois, d’importants travaux d’extension sont engagés. L’entreprise double sa surface de production pour atteindre, à terme, 2 500 m2 de bâtiments. Une nécessité face à la croissance de son chiffre d’affaires ces cinq dernières années, qui est passé de 5 millions à 10,8 millions d’euros. Créée par Gabriel Coulot en 1985, l’entreprise débute son activité d’usinage de pièces de précision pour les entreprises de l’aéronautique. Sous l’impulsion de son fils Bruno, qui prend le relais en 2010, elle entame à la fin des années 1990 un virage vers le secteur médical. Très vite, Coulot Décolletage est reconnue pour son savoir-faire et la qualité de son travail, ce qui lui permet d’obtenir les certifications nécessaires auprès des autorités de santé américaines (FDA) et brésiliennes (ANVISA), ainsi que les ISO 9001 et 13 485. Certifications qui lui ouvrent alors la porte des grands groupes internationaux de distribution médicale. À l’heure actuelle, 60 % de son activité se fait à l’export dans ces pays, mais aussi en Suisse, en Belgique ou au Mexique.

De nouveaux savoir-faire

Avec son parc de 40 machines d’usinage à commande numérique, Coulot Décolletage produit des pièces particulièrement complexes pour l’instrumentation, les implants et les prothèses médicales. « Cela va des vis de quelques millimètres à des tiges pour le traitement des scolioses, en passant par les prothèses de hanche, les implants maxillo-faciaux ou encore des plaques et cages cervicales, détaille Bruno Coulot. Nous avons plus de 25 000 références différentes. » Des pièces usinées dans des matériaux comme le titane, l’inox, le chrome-cobalt ou le PEEK, « un matériau polymère biocompatible, dont l’élasticité se rapproche de l’os ». Une activité qui ne tolère pas l’approximation. « Chaque pièce est contrôlée avec du matériel informatique spécifique et la sécurité des produits est assurée par une traçabilité draconienne. » L’agrandissement des locaux, démarré en 2017, va s’accompagner de nouveau matériel, avec un investissement global qui s’élève à 2,7 millions d’euros, soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine à hauteur de 546 000 euros. L’entreprise va ainsi intégrer de nouveaux savoir-faire qui étaient jusqu’alors sous-traités, notamment en traitement de surface des pièces. Ce qui impliquera l’embauche de quatre personnes supplémentaires. « Offres d’emploi qui s’ajouteront aux cinq autres actuellement non pourvues. On peine à trouver du personnel », déplore le chef d’entreprise, qui a créé une adresse mail spécifique pour ces recrutements.