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  1. Un littoral riche et attractif à préserver
Un littoral précieux à protéger © Région Nouvelle-Aquitaine / Françoise Roch

Un littoral riche et attractif à préserver

Avec un territoire largement ouvert sur sa façade atlantique, la Région Nouvelle-Aquitaine se doit de garantir la qualité de son littoral qui constitue un patrimoine à forte valeur ajoutée pour l’économie et l’attractivité de son territoire.

Sommaire
  1. Le résumé en vidéo
  2. Une façade atlantique riche
  3. La Région attentive à son littoral si précieux
  4. Une approche transversale

Le résumé en vidéo

Une façade atlantique riche

La façade atlantique est multiple : plages de sable et falaises, marais endigués et poldérisés auxquels il est indispensable d’intégrer les milieux associés (marais, forêt, courants côtiers, plans d’eau et zones humides, bassins versants…).

Ces espaces fragiles accueillent une population croissante provoquant divers impacts : pollution des eaux, occupation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers, atteintes aux paysages ou à la biodiversité, raréfaction ou perturbation des espèces, artificialisation des sols, déchets …

Lors de la séance plénière du 18 décembre 2017, les conseillers régionaux ont donc voté le règlement d’intervention pour la préservation de notre littoral si riche et attractif.

Objectif de cette politique : trouver le meilleur équilibre entre la vulnérabilité des environnements (perte de biodiversité par exemple), la menace des aléas naturels (submersion, érosion) et les impacts de l’occupation économique et humaine croissante (artificialisation de la côte, dégradation, pollutions…).

La Région attentive à son littoral si précieux

Dans son règlement d’intervention, la Région fixe 4 axes majeurs pour mieux répondre aux enjeux liés au littoral :

  • renforcer la connaissance et l’expertise : poursuivre et organiser la connaissance et l’expertise sur les espèces, les espaces littoraux et le trait de côte afin d’adapter les actions d’aménagement, de gestion et de protection.

L’acquisition de connaissances, la conduite de travaux de recherche sur la gestion des milieux doivent permettre de garantir la qualité d’accueil pour les espèces autochtones ou migratrices, la disponibilité des ressources et des eaux pour les activités économiques ainsi que la gestion du trait de côte indispensable à la maitrise de l’occupation du littoral. La connaissance acquise devra être partagée, diffusée et mise à disposition du public.
 

  • consolider l’aménagement et la gestion des littoraux : consolider la conservation et la gestion des écosystèmes et des milieux littoraux ou rétro littoraux (milieux associés).

Il s’agit d’assurer la protection et la valorisation des environnements littoraux et marins au travers d’actions et projets sur les espaces et les espèces côtiers mais également sur les milieux associés (marais, forêts bordières, lacs, courants côtiers, …).
Cette priorité tiendra compte des usages et des activités humaines sur ces écosystèmes : usages de loisir (chasse, pêche, plaisance, etc.), usages professionnels (pêches et cultures marines, exploitations portuaires, industrie-commerce-artisanat, etc.).
La mise en œuvre de cette priorité passera notamment par la consolidation de partenariats pluriannuels et de programmes de préservation et de valorisation de sites avec les gestionnaires.
 

  • optimiser la gestion des risques côtiers : prévenir et gérer les risques côtiers, prioriser la relocalisation, la lutte souple non impactante, accompagner la culture du risque.

Les interventions en matière de risques respectent les principes de la « Stratégie régionale de gestion de la bande côtière » élaborée par le GIP Littoral Aquitain qui pourra être consulté sur les projets soumis à la Région.
Cette orientation doit permettre de :
> faire émerger une culture du risque, appuyer la sensibilisation des populations, ainsi que la connaissance et l’innovation ;
> prioriser et anticiper la relocalisation et favoriser la lutte souple : la protection « en dur » constitue une voie d’intervention si elle est corrélée à des démarches de relocalisation et directement en lien avec la sécurité des personnes.
 

  • veiller à la qualité des eaux littorales : faire progresser les connaissances, initier des process techniques et des comportements qui peuvent appuyer voire améliorer la qualité des eaux. Promouvoir l’acquisition de connaissances, l’innovation, les changements de comportement, avec l’objectif d’agir sur la qualité des eaux tout particulièrement pour assurer et veiller à garantir un maintien des activités économiques littorales dans le respect du milieu.

Une approche transversale

La problématique du littoral doit être appréhendée avec la même acuité sur toute la façade atlantique afin de garantir une cohérence d'aménagement et une solidarité de gestionnaires dans des partenariats étendus. Les travaux de connaissance et surveillance doivent être menés avec une vision globale tant marine que littorale et rétro-littorale (milieux associés). Plus largement, une vision transrégionale (Pays de la Loire, Pays Basque…) doit permettre de conforter cette cohérence et de porter cette stratégie au niveau national.

Par ailleurs, la Région veillera à construire sa politique avec une approche transversale, en croisant les divers thèmes abordés par sa politique de préservation du littoral avec les autres secteurs de sa politique environnementale (eau, déchets, économie circulaire, biodiversité, paysage…) ou sectorielle (pêche, cultures marines, filières plaisance ou glisse, énergies de la mer, croissance bleue, tourisme, recherche, ports, forêt ...).

Le saviez-vous ?

Le littoral régional concentre un des potentiels environnementaux les plus importants d'Europe :