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  1. Une coopérative pour les artistes et créateurs
Cooperative © Françoise Roch

Une coopérative pour les artistes et créateurs

Basée aux Usines Nouvelles, à Ligugé (86), Consortium Coopérative vient de fêter ses deux ans. Sa vocation est simple : accompagner les porteurs de projet œuvrant dans le domaine de la culture et les aider à vivre de leur métier dans un environnement collectif motivant.

« C’est un modèle économique encore très peu connu, mais qui permet d’aider les créateurs à développer leur activité en bénéficiant d’un réseau », affirme Julie Bernela. Avec Christine Graval, elle est l’une des deux cogérantes et fondatrices de Consortium Coopérative. Soutenue par la Région à hauteur de 60 000 euros, la structure s’adresse spécifiquement aux métiers artistiques, culturels et créatifs. Elle totalise aujourd’hui une soixantaine d’entrepreneurs accompagnés : photographes, graphistes, plasticiens, vidéastes, rédacteurs, peintres... « Ce modèle n’existait pas en Nouvelle-Aquitaine, rappelle la cofondatrice. Nous avons d’abord mené une étude de faisabilité et les artistes ont très vite manifesté leur intérêt, ce qui nous a encouragées à nous lancer. »

Protection sociale

Concrètement, Consortium Coopérative, qui compte quatre salariés en charge de l’encadrement (dont les deux cogérantes) propose aux personnes qui souhaitent développer une activité dans le domaine artistique de les accompagner pour démarrer leur projet. Elles bénéficient ainsi d’un cadre administratif et comptable qui facilite le lancement. La coopérative prélève 10 % du chiffre d’affaires de chaque entrepreneur et lui propose ses services mutualisés. Cela permet aux artistes de mûrir leur projet, de déclarer leurs prestations légalement et de bénéficier de la protection sociale du salariat. Le processus d’entrée dans la coopérative est progressif. D’abord un accompagnement avec le contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE). Ensuite un contrat spécifique d’entrepreneur salarié associé (CESA) avec la possibilité de devenir sociétaire et de participer aux décisions et à la gouvernance de l’entreprise.

Rompre l’isolement

L’équipe mise beaucoup sur le collectif. Elle met en place des groupes de travail thématiques. Elle utilise des espaces de coworking dans les locaux à Ligugé (86) et à Saint-Michel, la pépinière d’entreprises du Grand Angoulême (16). Cela permet de rompre l’isolement, d’échanger sur les pratiques, les expériences, les clients, les solutions, voire, pourquoi pas, de construire des projets communs ou de se rassembler pour répondre à des appels d’offre. « En 2016, plusieurs coopérateurs se sont regroupés pour réaliser un catalogue répertoriant leurs ateliers pédagogiques, workshops et animations, raconte Julie Bernela. Il sera actualisé tous les ans et diffusé auprès d’écoles, collèges, lycées, centres de loisirs ou structures culturelles. »
À partir de 2018, Consortium Coopérative prévoit d’intensifier ses actions et de s’étendre sur de nouveaux territoires de la région.

 

Plus d'informations sur le site de la coopérative

Qu’est-ce qu’une coopérative d’activité et d’emploi (CAE) ?

C’est une entreprise partagée. Plutôt que de créer sa propre structure, le porteur de projet crée son emploi salarié dans une entreprise coopérative qu’il partage avec d’autres entrepreneurs du secteur artistique et culturel. La coopérative offre ainsi un cadre juridique et administratif. Cela simplifie les démarches et permet d’être mieux protégé.