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  1. Commission permanente du 5 février 2018
Séance plénière © Françoise Roch

Commission permanente du 5 février 2018

Les élus régionaux se sont réunis en commission permanente le 5 février dernier à Bordeaux pour voter plus de 1,6 milliards d'euros d’aides pour 208 dossiers. Tour d’horizon non-exhaustif des projets soutenus par la Région.

Depuis la dernière séance plénière de décembre 2017, le budget régional est bâti autour de quatre piliers, qui représentent le fondement de l’action régionale et traduisent ainsi les réponses que la Région entend apporter aux attentes des acteurs du territoire. Il s’agit de l’économie et l’emploi ; la jeunesse ; l’aménagement du territoire ; la transition énergétique et écologique. Ces quatre piliers sont complétés par deux piliers connexes : la gestion des fonds européens et l’administration générale. Les dossiers votés en Commission permanente sont donc également organisés autour de ces piliers.

Sommaire
  1. Economie et emploi
  2. Jeunesse
  3. Aménagement du territoire
  4. Transition énergétique et écologique

Economie et emploi

Pour le pilier économie et emploi, les élus ont voté 129 706 336,63 euros d’aides à destination de 64 dossiers. On y retrouve des aides dans des secteurs aussi variés que l’économie numérique, les filières, la performance industrielle, la recherche, l’innovation et les start-up, l’attractivité et l’internationalisation, le tourisme, l’agriculture, l’économie culturelle, l’économie sociale et solidaire (ESS), la formation professionnelle continue ou encore l’emploi et l’évolution professionnelle.

Quelques dossiers à la loupe

  • Metaleo – L’Isle Jourdain (86) – 320 121 euros – Prévision de création de 10 emplois

Historiquement positionnées sur la fabrication d’accessoires de citernes de gaz pour des grands comptes comme Butagaz et Antargaz, l’entreprise s’est diversifiée et a acquis une forte notoriété dans le domaine de la silver économie. Elle souhaite poursuivre son développement dans ce domaine, et travaille notamment à un programme de R&D pour ses produits connectés dédiés au maintien des personnes à domicile, en travaillant sur la prévention et la détection des chutes.

  • Cosylva – Bourganeuf (23) – 234 000 euros

L’entreprise familiale fabrique depuis 30 ans des charpentes en bois lamellé-collé à destination des charpentiers. Depuis les années 2000, elle se positionne parmi les leaders européens de la fabrication à partir de douglas, essence très présente sur le territoire limousin et qui présente notamment une forte résistance mécanique. L’entreprise souhaite donc se développer plus encore sur cette essence de bois. Pour ce faire, elle prévoit d’optimiser son process de fabrication et de moderniser son outil industriel. Ce qui passera notamment par la construction d’un nouveau bâtiment de stockage à Bourganeuf ou encore l’acquisition  de deux centres de taille à commande numérique.

  • LN Invest – Aytré (17) – 35 000 euros

La société LN Invest a acquis la société Arroscope en 2015. Elle souhaite la transmettre sans transformation à ses sept salariés sous forme de Scop SARL. L’aide de la Région doit permettre de faciliter ce projet.

  • Appel à projets métiers rares – 3 200 000 euros (autorisation d’engagement)

Le FPSPP (Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels) a lancé un appel à projet  portant sur les formations dites « rares ». La nouvelle-Aquitaine s’est portée candidate afin à la fois de préserver des savoir-faire traditionnels (comme la tonnellerie), mais aussi dans le but d’anticiper les besoins autour des métiers de demain. Plusieurs métiers ont été identifiés : technicien en construction bois, opérateur en plasturgie, métiers de la croissance verte, opérateur en découpe des viandes, ouvrier en restauration du patrimoine, métiers du cuir…
L’appel à projet vise 200 entrées en formation pour des demandeurs d’emploi de la région, pour un parcours moyen de 800 heures de formation en alternance en entreprise. 70 % des coûts pédagogiques sont pris en charge par le FPSPP. La région s’engage à financer les 30 % restant des coûts pédagogiques, ainsi que la rémunération des demandeurs d’emploi (rémunération des stagiaires de la formation professionnelle).

Jeunesse

Pour le pilier jeunesse, les élus ont voté 223 148 755,96 euros d’aides à destination de 21 dossiers. On y retrouve des aides sur l’orientation et l’accompagnement à l’insertion économique, l’apprentissage, l’éducation, les lycées (bâtiments), l’enseignement supérieur, l’accompagnement des jeunes et la vie quotidienne.

Quelques dossiers à la loupe

  • Programme pluriannuel d’investissement des lycées

Cette Commission permanente a été l’occasion d’engager les aides à destination des lycées dans le cadre du plan pluriannuel d’investissement (PPI) des lycées sur l’ensemble du territoire, que ce soit dans le cadre des cartes de formation (Lycée professionnel Louis Delage à Cognac (16), Lycée Porte d’Aquitaine à Thiviers (24), lycée Edouard Vaillant à Saint-Junien (87)…), des opérations structurantes comme la construction d’une chaufferie bois et le traitement de la production d’eau chaude au lycée Charles A.Coulomb à Angoulême (16) ou la construction d’un bâtiment aquacole au lycée de la mer et du littoral de Bourcefranc-le-Chapus (17)…
La Région finance également des actions de pérennisation et d’adaptation du bâti, de sécurité et d’accessibilité (Lycée Jean Monet  à Foulayronnes (47), lycée polyvalent Turgot à Limoges (87)…) ou des travaux pour la restauration collective, les conditions de travail des personnels des lycées et le lycée numérique (Lycée polyvalent de l’Atlantique à Royan (17), lycée Marcel Pagnol à Limoges…

  • Soutien aux projets d’éducation artistique et culturelle, aux actions de médiation et aux résidences d’artistes.

Dans le cadre de ses actions d’accompagnement de la jeunesse, la Région a financé plusieurs lycées, notamment suite à l’appel à projets « Histoires de bahuts » : lycées Guez de Balzac à Angoulême (16), Cité scolaire Genevoix-Signoret à Bressuire (79) ou encore l’EREA Théodore Monod à Saintes (17).

Aménagement du territoire

Pour le pilier aménagement du territoire, les élus ont voté 1 231 406 657 euros d’aides à destination de 46 dossiers. On y retrouve des aides pour l’action et la gouvernance territoriale, les politiques contractuelles, l’économie territoriale et les politiques de retournement, la culture, le foncier, l’habitat et les politiques de la ville, la santé, les infrastructures de transport ou encore la coopération internationale.

Quelques dossiers à la loupe

  • Association Réso’Cuir Nouvelle-Aquitaine – Thiviers (24) – 23 360 euros

Le Cluster Réso’Cuir souhaite pérenniser et développer le travail mené par le pôle d’excellence rurale (PER) de la filière cuir (qui s’est arrêté au 31 décembre 2017), autour de l’amélioration de la qualité des peaux de bovins pour faire face aux demandes des entreprise du luxe du territoire. Un travail qui a notamment mené à la modification des procédés de rémunération de la peau, des conditions d’élevage, de la traçabilité et de l’attention portée à cet objet.  
Pour l’année 2018, Réso’Cuir entend maintenir la dynamique des acteurs sur le sujet, accueillir de nouveaux éleveurs dans la démarche au sein du Périgord Vert et dans un périmètre élargi, accompagner les nouveaux partenaires…

  • Association Nouvelles Scènes – Niort (79) – 18 000 euros

Créé en 2010, le festival Nouvelles Scènes est consacré aux artistes émergents issus de la scène indépendante. Evénement multi-sites, la 8e édition de ce festival qui a su tisser des liens étroits avec les acteurs locaux (bars du centre-ville pour les concerts, soutiens financiers d’entreprises…) se déroulera du 19 au 25 mars 2018.

  • Association Musicalarue – Luxey (40) – 50 000 euros

Le Festival Musicalarue, c’est 50 571 festivaliers (en 2017), une trentaine de techniciens employés, plus de 700 bénévoles, 9 salariés de l’association pour accueillir plus de 80 groupes, 700 artistes et compagnies, 200 spectacles autour de 13 espace scéniques. En parallèle, l’association se donne pour mission de développer à l’année des activités culturelles autour de la musique, la chanson, le théâtre, la danse et les arts plastiques dans les zones rurales souvent éloignées de l’offre culturelle.

  • Société des réalisateurs de films (SRF) – Paris (75) – Projet localisé à Brive-la-Gaillarde (19) – 60 000 euros

La SRF organise « Le festival du cinéma de Brive – Rencontres du moyen métrage », également soutenu par de nombreux autres partenaires. Ce festival est, à ce jour, le seul en Europe à être consacré au moyen-métrage. En 2017, sur 5 jours, 83 films ont été projetés pour 7 700 entrées, dont 2 000 scolaires. EN 2018, le festival ouvre la compétition aux moyens-métrages internationaux.

  • Santé : subventions prévisionnelles de fonctionnement 2018 pour les instituts et écoles de formation sanitaire et sociale : 58 dossiers pour 76 778 733 euros.

Transition énergétique et écologique

Pour le pilier transition énergétique et écologique, les élus ont voté 5 809 664,47 euros d’aides à destination de 10 dossiers. On y retrouve des aides pour la biodiversité et les parcs naturels régionaux, l’eau et le littoral, l’économie circulaire et les déchets ou encore la transition énergétique et l’adaptation aux changements climatiques.

Quelques dossiers à la loupe

  • Agence régionale biodiversité (ARB) Nouvelle-Aquitaine – Chasseneuuil-du-Poitou (86) – 436 493 euros + 303 945 euros (fonds Feder – Europe)

L’ARB Nouvelle-Aquitaine est née le 26 septembre 2017. EN parfaite synergie avec l’Agence française de la biodiversité, elle œuvre à la protection de l’eau et de la biodiversité. Ses 3 missions principales sont la mobilisation et la valorisation de la connaissance de la biodiversité et des ressources naturelles régionales ; l’animation d’un forum d’acteurs ; l’accompagnement des porteurs de projets dans le domaine de la biodiversité.

  • Everglass – Châteaubernard (16) 380 000 euros

L’unité Everglass de Châteaubernard, filiale du groupe Verallia œuvre dans le traitement du verre ménager alimentaire à des fins alimentaires pour le recyclage. Elle traite près de 240 000 tonnes par an. Elle souhaite désormais s’attaquer au verre brut de petite dimension, à ce jour non-traité, grace à un traitement spécifique. A termes, ce sont près de 28 800 tonnes supplémentaires qui pourront être recyclées.

La Commission permanente en détail

Retrouvez chaque semaine des articles et reportages sur les dossiers soutenus en commission permanente sur le site de la Région et dans notre newsletter.