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  1. Circouleur : la peinture recyclée
Circouleur © DR

Circouleur : la peinture recyclée

Des pots de peinture acrylique de qualité fabriqués à partir de restes de pots entamés, c’est l’activité - inédite en France - de la start-up Circouleur, basée à Blanquefort (33), qui a lancé ses premières commercialisations cet été.

Economie circulaire et réduction des bilans carbone

Mai 2018. Circouleur vient d’être nommée lauréat des Trophées de l’économie circulaire 2018 catégorie entreprise*. A la veille de sa première commercialisation de produit, la start-up est déjà reconnue. Economie circulaire, recyclage de déchets, réduction des bilans carbone... Circouleur se place au cœur de nombreuses problématiques du secteur des travaux publics et des démarches de développement durable.
Fondée par Maïlys Grau, ingénieur chimiste expérimentée en recherche et développements industriels, l’entrepreneuse de 34 ans, après des travaux dans son logement, se pose une question simple : « Que faire de mes pots de peinture entamés après utilisation ? En tant que chimiste, je me suis dit que c’était dommage de jeter cela et après quelques recherches, je me suis rendue compte qu’une activité de recyclage de ces pots existait au Québec. » C’était en 2015. Deux ans plus tard et plusieurs études de faisabilité et viabilité financières après, la société Circouleur est créée en janvier 2017. Sa co-associée, Marianne Rittaud, 32 ans, vient compléter l'expertise technique  de la fondatrice sur les aspects marketing et commercialisation. Un troisième associé, Patrick Heinry, les rejoint sur la partie administrative et financière.
Le principe de l’activité est basé sur le recyclage. « Nous récupérons les pots de peinture entamés dans les centres de regroupement des déchets, explique la dirigeante, puis nous assemblons les peintures obtenues et ajustons la formulation en ajoutant des additifs. » L’idée est d’obtenir une qualité égale à celle des peintures neuves, et ce, à des prix accessibles.

14 couleurs tendances

L’association de plusieurs compétences et partenariats a permis à Circouleur de concrétiser son projet. Ainsi, l’entreprise est incubée par la technopole Unitec, la technopole Bordeaux  Technowest, ainsi que par La Ruche, spécialisée dans l’économie sociale et solidaire. La phase de R&D a été menée en partenariat avec le Laboratoire de Chimie des Polymères Organiques (LCPO) et l’activité de production de l’entreprise se décline sur deux sites : Péna Environnement fournit Circouleur en déchets de peinture et met à disposition un espace de tri ; Campistro, à Le Tourne (33), est le lieu de production des peintures signées Circouleur.
L’entreprise se positionne en réel créateur de décoration responsable. « Nous avons créé un nuancier de 14 couleurs avec un cabinet de tendance à Paris, explique Marianne Rittaud. L’idée est de s’adapter en évoluant chaque année, selon les couleurs du moment. »
Dans le cadre des aides à l’économie circulaire et la prévention et gestion des déchets, les élus régionaux ont voté une aide de près de 69 000 euros pour financer le projet. « Grâce à la Région, nous finançons la partie communication et commercialisation, cela a été un élément décisif », explique Maïlys Grau. En effet, seulement 1 an et demi après sa création, Circouleur est aujourd’hui commercialisé dans sa première grande surface de bricolage néo-aquitaine. « Et ce n’est qu’un début… »

*organisés par l’Institut national de l’économie circulaire, en partenariat avec le ministère de la Transition écologique et solidaire.