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  1. Une biodiversité à protéger : les priorités de la Région
Une biodiversité à protéger © Fotolia

Une biodiversité à protéger : les priorités de la Région

Avec ses forêts, ses bocages, ses marais, ses zones humides, ses dunes, ses montagnes… la Nouvelle-Aquitaine présente une grande diversité d’écosystèmes. La Région s’engage donc à lutter contre les menaces qui pèsent sur la biodiversité de ces espaces. Son engagement se traduit par 5 orientations majeures.

Sommaire
  1. Le résumé en vidéo
  2. Des axes d’actions concrets
  3. Une politique en 5 axes

Le résumé en vidéo

Des axes d’actions concrets

Les élus régionaux se sont réunis en séance plénière le 18 décembre 2017 et ont notamment débattu sur la protection de la biodiversité de notre territoire.

Afin de répondre aux enjeux de préservation du vivant, du maintien et de la restauration de la richesse et de l'attractivité du territoire mais également pour renforcer son poids et sa place au niveau national, la Région souhaite afficher ses priorités en matière de biodiversité. Elles visent à répondre notamment aux enjeux suivants :

  • la connaissance du patrimoine naturel de Nouvelle-Aquitaine : fruit d’un important travail produit par des bénévoles, des associations, les collectivités territoriales, l’Etat et ses établissements publics, elle reste encore un axe à renforcer pour éclairer l'action publique et plus largement les différents acteurs ;
  • la fragilité du réseau écologique : le réseau écologique, constitué par les espaces naturels remarquables (réservoirs de biodiversité) et par les espaces naturels plus ordinaires, est menacé par le développement de nos sociétés. La lutte contre l'érosion et la fragmentation nécessite de conquérir de nouveaux espaces naturels dans le but de les préserver, d’en restaurer d’autres et de renforcer les compétences des gestionnaires par le développement et l’animation d’un réseau ;
  • la préservation de la diversité spécifique : les espèces sont les premières menacées de disparition. Ce phénomène touche aujourd’hui aussi les espèces encore communes il y a une dizaine d’années ;
  • la biodiversité domestique et cultivée : la diversité des races et variétés anciennes continue de s’appauvrir. Sa conservation est garante de la préservation à la fois d’un capital végétal et animal, d’un héritage culturel et socio-économique, mais aussi d’un réservoir génétique porteur de biodiversité et donc d’adaptabilité ;
  • la biodiversité marine : la perte de biodiversité marine fragilise l'écosystème océanique et sa capacité à résister aux perturbations, aux changements climatiques et à jouer son rôle de régulateur. Il est important d'enrayer son déclin ;
  • la préservation de la biodiversité du sol : alors que l’activité des organismes du sol participe notamment à la fertilité des sols, à la qualité de notre alimentation, à la pureté de l’air et à la qualité de l’eau, la biodiversité des sols est menacée par l’accroissement des activités humaines et les changements globaux. Sa sauvegarde conditionne le maintien de la diversité des productions alimentaires ;
  • la préservation des paysages, supports de biodiversité : les paysages sont les supports de la biodiversité. L'attention aux paysages préexistants et réaménagés constitue une responsabilité forte des collectivités et justifie l'implication de la Région ;
  • la préservation la géodiversité : les activités humaines menacent la diversité des roches et des sols autant que celle des animaux et des végétaux. Contrairement au vivant, la détérioration d’un objet ou d’un site géologiques entraîne souvent sa perte définitive. Parmi les menaces, on peut citer : le pillage des fossiles, l’exploitation inconsidérée des ressources énergétiques (pétrole, gaz, hydrocarbures, extraction de granulats…), la pollution de l’eau et ses conséquences sur la qualité des sols ;
  • la limitation de l'expansion des espèces exotiques envahissantes : 4e cause de l’appauvrissement de la biodiversité mondiale, le développement des espèces exotiques envahissantes a également des répercussions économiques très importantes. En Europe, le coût annuel de ces espèces a été évalué entre 9 et 12 milliards d’euros ;
  • la prise en compte du changement climatique et de ses effets : il est nécessaire de développer des stratégies locales d’adaptation à des conditions climatiques différentes de celles que nous vivons aujourd’hui. Il s'agit de réduire les vulnérabilités du territoire et de proposer des solutions pour mieux prendre en compte le réchauffement climatique dans la gestion écologique ;
  • la création d’une Agence Régionale Biodiversité Nouvelle-Aquitaine : élément central de la gouvernance de la biodiversité, l’Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle-Aquitaine, sera également, par l’analyse objective et la vulgarisation de la connaissance, le levier principal pour une prise de conscience des enjeux de la biodiversité dans tous les domaines ;
  • l’appropriation par tous des enjeux liés à la biodiversité : la prise de conscience existe, mais les enjeux pour l’humanité sont tels qu’il est nécessaire de passer rapidement à une autre échelle. C’est un potentiel de plus de 40 000 emplois qui a été identifié.

Une politique en 5 axes

48h Nature 2018
48h Nature 2018 © Nouvelle-Aquitaine

En réponse à tous ces enjeux, la politique régionale est articulée autour de 5 orientations majeures qui trouveront notamment leur traduction au sein de règlements d’intervention ou d'actions concrètes mais également au sein du Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET).

  • organiser une gouvernance de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine :

En créant l’Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine souhaite permettre à l’ensemble des acteurs de la biodiversité d’être partie prenante de la lutte contre l’érosion de la biodiversité. L’agence constituera un lieu d’échange et de mise en synergie des acteurs et permettra notamment d’apporter à tous les clés de compréhension des enjeux en matière de biodiversité pour qu’une prise de conscience opère dans tous les champs de la société :
> création de l’Agence Régionale de la Biodiversité en Nouvelle-Aquitaine ;
> mise en place d’un Comité Régional Biodiversité : complémentaire de l’Agence Régionale de la Biodiversité, cette instance constitue un lieu d’échange et de construction d’un projet commun, de mise en synergie des acteurs et a vocation à éveiller les consciences pour permettre une réelle prise de conscience de la perte de biodiversité ;
> intervention du Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel, qui peut être consulté pour des questions relatives à la connaissance, la conservation et la gestion du patrimoine naturel régional.
 

  • éveiller les consciences pour considérer la biodiversité comme un enjeu majeur :

La Région souhaite notamment s’appuyer sur deux leviers majeurs pour placer la biodiversité au cœur des préoccupations et des décisions :
> mise en place d’un comité scientifique régional de la Biodiversité pour mesurer l’état de la biodiversité et l’impact de son érosion dans les différents secteurs socio- économiques ;
> politique en faveur de l’Education Nature Environnement pour un Développement Soutenable.
 

Au-delà des espaces naturels déjà reconnus, la Région ambitionne d’augmenter la superficie des espaces naturels préservés en Nouvelle-Aquitaine. Pour cela, elle s’appuiera prioritairement sur des outils concrets :
> poursuite de l’acquisition des connaissances ;
> préservation des espaces naturels remarquables (Conservatoires d’Espaces Naturels, Réserves Naturelles Régionales, Réseau des gestionnaires d’espaces) ;
> préservation et restauration des continuités écologiques ;
> préservation et restauration des paysages, gestion durables des sols ;
> connaissance et préservation de la biodiversité marine.
 

  • agir en urgence pour les espèces vulnérables :

Une espèce vivante disparaît toutes les 20 minutes, ce qui représente un rythme de disparition 1 000 fois plus important que le rythme naturel constaté lors des 10 millions d’années passées. Pour répondre à l’urgence, la Région concentre ses efforts de conservation sur certaines espèces ou groupes d'espèces jugées prioritaires :
> conservation des espèces menacées ;
> plan régional en faveur des pollinisateurs ;
> schéma régional des Centres de soins ;
> limitation du développement des espèces exotiques envahissantes.
 

  • placer la biodiversité au cœur des politiques régionales :

Les travaux du Comité scientifique régional de la Biodiversité, coordonnés par le CNRS de Chizé, apporteront des éléments factuels, des arguments scientifiques et des leviers de décisions utiles à l’adaptation des différentes politiques régionales pour concilier aménagement , industrie… et préservation de la biodiversité :
> la biodiversité au cœur des projets de développement durable des territoires (avec le SRADDET) ;
> les Parcs Naturels Régionaux (PNR) au service de la biodiversité ;
> la réduction des pesticides ;
> la biodiversité au cœur de la politique de l’eau, des zones humides et des milieux aquatiques ;
> le biomimétisme pour développer l’innovation ;
> la biodiversité dans la gestion de l’espace rural et littoral ;
> la biodiversité comme un potentiel développement économique et touristique ;
> la gestion durable du littoral.

Depuis 2016, des actions déjà engagées par la Région