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  1. Bignalet investit pour mieux produire et vendre localement
L'entreprise familiale de boucherie-charcuterie Bignalet © Sabine Delcour

Bignalet investit pour mieux produire et vendre localement

Basée dans les Landes, la boucherie charcuterie Bignalet se cesse de se développer depuis près de 30 ans. L’entreprise familiale multiplie les points de vente, tout en restant fidèle à ses choix d’approvisionnements locaux et de produits de qualité. Son tout nouveau projet : la construction d’une unité de transformation sur la commune de Bellocq. La Région s’engage pour soutenir la structure dans ses investissements productifs.

Le 1er septembre prochain, la quatrième génération de boucher-charcutier de la famille Bignalet prendra les rênes de l’entreprise. Les deux filles de Jacques Bignalet seront à la tête de l'entreprise familiale créée en 1987. Au départ simple commerce de boucherie-charcuterie à Habas, celle-ci agrandit peu à peu ses locaux et ses points de vente. Après la construction d’un séchoir à jambons à proximité du magasin en 2005, un point de vente est créé à Pouillon en 2007 et puis à Orthez. En 2011,  Jacques Bignalet crée un atelier de découpe attenant à son établissement, permettant de traiter ses approvisionnements, puis ouvre en 2012 un nouveau point de vente à Mugron et s’implante sur les marchés hebdomadaires.

Un investissement d’ampleur pour poursuivre le développement

Autant de développements qui amènent aujourd’hui la Maison Bignalet à construire une nouvelle unité de transformation en charcuterie sur la commune de Bellocq (64), à une quinzaine de kilomètres du site actuel. Livré à l’automne prochain, le bâtiment de 1630 m2 comprendra le laboratoire de production, le siège social de l’entreprise ainsi qu’un magasin d’usine.

“Nous passons ainsi de la préhistoire à l'ère moderne”, se réjouit Jacques Bignalet, qui pourra poursuivre la production maison, qui atteint actuellement, chaque semaine, plus d’une cinquantaine de porcs, 5 bovins, 8 veaux et une quinzaine d'agneaux. “Cela va nous permettre de poursuivre notre progression. Le chiffre d'affaires est de 4 millions d'euros aujourd’hui avec un objectif en 2018 : une progression de 10 %” annonce le chef d’entreprise.

Atteignant un budget total de 3 millions d’euros, le projet bénéficie d’une aide régionale de 300 000 euros (10% du total), ainsi que d’un financement européen (dans le cadre du Feder), à hauteur de 600 000 euros.

Accompagnée d'un cabinet d’ingénierie alimentaire, l'entreprise pourra ainsi, grâce à une meilleure organisation du travail, augmenter sa capacité de production mais aussi améliorer les conditions de travail des salariés. Ils sont 33 aujourd’hui et avec trois apprentis se répartissent sur la production, les 4 magasins et les 3 camions pour les marchés.

La famille Bignalet construit une unité de transformation sur la commune de Bellocq
La famille Bignalet construit une unité de transformation sur la commune de Bellocq © Sabine Delcour

Une exigence : la qualité et la production locale

Tous ces investissements ne se font pas pour grossir coûte que coûte. Bien au contraire, la qualité des produits et l’implication dans une filière professionnelle de qualité sont au coeur de la philosophie de la Maison Bignalet. “Nous travaillons localement. Nous achetons toutes les bêtes chez les agriculteurs des Landes et de la Chalosse, nous approvisionnons uniquement en bêtes labellisées, puis nous fabriquons tout nous même. C'est cela qui fait notre force”, explique le couple Bignalet.
95% des matières premières sont ainsi en provenance de Nouvelle-Aquitaine. La SARL privilégie une relation de proximité basée sur la confiance et sur la longévité avec ses fournisseurs, avec qui l’entreprise compte de 8 à 30 ans de relation pour les principaux.

Dans cette même volonté, de nouveaux développements s’engagent aussi au-delà des bâtiments aujourd’hui en construction : l’ouverture avant la fin d’année d’un nouveau magasin sur la côte landaise et la vente en ligne. “L'idée avec ce nouveau magasin est de développer notre chiffre d'affaire sur la vente en direct via les circuits courts, mais aussi le développement d’un nouveau site web avec une activité de vente de viande fraîche en ligne”, annonce Jacques Bignalet.

A terme, de nouvelles embauches locales donc prévues, avec des formations sur place, toujours pour encourager le commerce de proximité et une présence sur les territoires ruraux de Nouvelle-Aquitaine.
 

Boucherie-charcuterie Bignalet Agrandir l'image
Boucherie-charcuterie Bignalet © Sabine Delcour
Jacques Bignalet Agrandir l'image
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Boucherie-charcuterie Bignalet © Sabine Delcour
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