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  1. La batterie du futur s’invente en Nouvelle-Aquitaine
SCE France © OPDT

La batterie du futur s’invente en Nouvelle-Aquitaine

Le 6 décembre dernier, le président de Région Alain Rousset se rendait à Lacq (Pyrénées-Atlantiques) pour couper le ruban du laboratoire SCE France. Un projet soutenu par la Région depuis plusieurs années, où la Nouvelle-Aquitaine avance en compagnie de deux géants de l’industrie. L’objectif : créer la batterie du futur et devenir leader du stockage d’énergie haute performance.

Ciseaux en main, la découpe de la banderole tricolore se réalise en temps. La première moitié est effectuée par Alain Rousset, la seconde par Eric Martel, le président du groupe Hydro-Québec. Tout un symbole qui en dit long sur les liens étroits qui unissent les deux entités.

Un travail d’équipe

Désireux de venir s’installer sur le vieux continent, Hydro-Québec n’avait pas initialement pensé à venir en Nouvelle-Aquitaine. Après une période de séduction fructueuse, c’est finalement sur ce territoire que ses activités européennes vont se concentrer. Véritable déclencheur dans ce projet, la Région a impulsé les contacts et coordonné les divers acteurs. D’un côté le géant nord-américain de l’électricité, et de l’autre Arkema qui apporte son expertise chimique. Ce trio accouche de SCE France ; la filiale de l’entreprise québécoise, dédiée à la recherche et développement en matière d’électrification des transports, de stockage et de conservation d’énergie.   

La batterie du futur

C’est dans le module 7 de l’immeuble Chem Startup que SCE France a installé son laboratoire. Dans ce bâtiment du pôle industriel de Lacq dédié aux jeunes pousses, le nouveau venu s’apprête à relever un défi de taille. « Cela fait longtemps que nous travaillons sur le stockage de l’énergie, précise Eric Martel, le PDG de la maison mère d’outre atlantique. Il s’agit là de l’enjeu majeur de demain, car c’est l’unique frein au développement de l’électrique aujourd’hui. »  
L’union des savoir-faire permettrait donc d’obtenir la batterie qui généralisera l’électricité dans le transport en Europe. Beaucoup plus autonome que celles que nous connaissons aujourd’hui, elle se rechargera en un temps minime (cinq minutes environ, pas plus qu’un plein d’essence).  

Un enjeu économique et écologique

Lorsque ce défi sera remporté, plus rien ne fera obstacle au tout électrique. « Le transport et l’habitat sont les deux causes principales du réchauffement climatiques », rappelle Alain Rousset. La transition est en cours et, demain, l’Europe roulera en électrique. « Actuellement, 98 % de nos batteries sont importées d’Asie. Nous avons donc pris le pari de créer et de développer en France la batterie qui équipera ces véhicules propres. C’est avec un esprit d’entrepreneur que nous avons pris part à ce projet et décidé d’y investir 3 millions d’euros pour relever le défi. »   

La reconversion d’un territoire

La transformation écologique pour accompagner la mutation économique d’un territoire, voici l’autre pari qui se joue ici. Comme le rappelle Alain Rousset, « le bassin industriel de Lacq a vécu durant des décennies en exploitant les ressources du sol ; le pétrole et le gaz en particulier ». Anticiper la transition énergétique, et reconvertir ce site en leader de l’énergie renouvelable, tel est l’autre enjeu des acteurs de cette aventure. Un bout du chemin a déjà été parcouru par les ingénieurs chercheurs de SCE France. Rassurant, Eric Martel annonce que « deux brevets ont déjà été déposés ». Il s’agit d’être prêts rapidement car « à l’horizon 2030, la majorité des véhicules circulant en Europe seront électriques », ajoute-t-il. Le virage se présente donc aujourd’hui et les différents acteurs de ce projet d’équipe sont armés pour le négocier au mieux, ensemble.

SCE France
SCE France © OPDT
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