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  1. L’Avehc se lance dans la myrtille
Association vieillesse et handicap © Région Nouvelle-Aquitaine

L’Avehc se lance dans la myrtille

L’association vieillesse et handicap de Chamberet porte une entreprise adaptée qui multiple ses activités. La culture de myrtilles est la dernière d’entre elles.

Un grand cube  en bardage tôle avec sa zone logistique, un discret logo sur le côté, un comptoir pour l’accueil du public…L’entreprise adaptée de l’Avehc est hébergée dans un bâtiment d’entreprise très classique de la petite zone d’activité de Chamberet.

Le pressing à l'Avehc
Le pressing à l'Avehc © Region Nouvelle-Aquitaine

Des services et une activité multiple

L’Avehc, pour association vieillesse et handicap de Chamberet, porte l’Epahd de la ville. L’entreprise adaptée a été créée en 2000 pour laver le linge de toute la structure. Elle s’est bien développée depuis et la blanchisserie lave aujourd’hui le linge de bon nombre de collectivités comme la prison de Tulle, différents Epahd du département ou le 126 régiment de Brive explique Marie-Anne Fraysse, sa directrice. « Nous traitons trois tonnes et demi de linge par semaine. » Pour compléter l’activité, un pressing a également été créé. La plupart des supermarchés ou les derniers commerces des villages alentours abritent tous un point de dépôt. Le camion de l’entreprise fait sa tournée pour ramasser les vêtements. « Cela permet à beaucoup de personnes d’avoir accès à un service qui a disparu des villages » se félicite Marie-Anne Fraysse. Autre diversification de son activité, l’Avehc propose des prestations de services aux entreprises locales : nettoyage de bureaux, nettoyage des vitres, magasinage, logistique, aides ponctuelles. Une équipe volante tourne sur les entreprises du secteur au gré des besoins. « En fait, on se rend compte que nous pourrions nous agrandir encore, mais nous en faisons déjà beaucoup ! ».

La blandurette et des tisanes

Depuis 2009, l’entreprise a repris l’activité d’une cidrerie locale. L’Avehc produit donc jus de pommes, cidre et vinaigre de cidre. Comme le faisait avant elle l’association qui a lancé l’activité, elle travaille principalement avec une pomme locale, la Blandurette et complète avec d’autres variétés anciennes locales. Les particuliers viennent aussi profiter de la belle presse pour faire transformer leur production. Au total, 10 000 bouteilles de jus de pomme, autant de cidre et 1 000 de vinaigre sont écoulés chaque année sur les marchés de producteurs l’été, dans les épiceries locales et par le biais d’un distributeur. A défaut de pouvoir faire labelliser bio son jus de pomme - « tous les apporteurs devraient être labellisés », l’association adhère à la marque « Parc naturel régional de Millevaches en Limousin » « qui représente déjà un label de qualité pour nos clients ».

A la sortie de la ville, un local embaume les herbes à tisane abritées dans de gros sacs blancs. A chaque poste de travail, méticuleusement, les mains pèsent, ensachent et collent l’étiquette sur le paquet. Au registre de ses multiples activités, l'Avehc compte aussi l’ensachage de plantes pour le Comptoir d’Herboristerie de Saint-Augustin. « C’est un travail patient et agile que tout le monde ne peut pas faire » commente Marie-Anne Fraysse. Près de 8 salariées travaillent ainsi au milieu des herbes dans ce nouveau bâtiment.

Myrtille des Monédières

Mais la nouveauté pour l’association, c’est la myrtille. « On a planté un hectare avec 3 variétés différentes pour répartir la récolte sur la saison. » 3 200 plants au total. La première récolte est prévue dès l’année prochaine. Le terrain en bordure du village offre une vue imprenable sur les Monédières. « La mairie nous a mis à disposition ce champ de 8 hectares. C’est une chance ! Cela nous laisse de la place pour nous agrandir. » La société Andros, présente dans la région, a également planté 320 pieds pour des études. C’est l’Avehc qui veille sur ses plantations. Dès septembre, 18 serres iront couvrir ces premières plantations. L'agriculteur qui cultivait le champ avant l’arrivée des myrtilles était en agriculture conventionnelle. Il faudra 3 ans pour la conversion en bio à laquelle l’association aspire. « Le prix de vente est presque doublé. » Pour le moment, il s’agit de « tailler pour faire buissonner les plants » qui atteindront la taille d’un arbuste respectable explique Stéphane Lelièvre encadrant de l'activité, ancien agriculteur.

L’Avehc souhaite se rapprocher d’une coopérative locale de vente de petits fruits pour écouler une partie de sa production. Le reste ira rejoindre le cidre et le jus de pomme en vente directe sur les marchés l’été. Cette nouvelle activité complète parfaitement la cidrerie. Les pics d’activités sont décalés et peuvent s’enchaîner. En hiver, les myrtilles dorment lorsque la presse des pommes bat son plein. L’association ne s’interdit pas de faire des ponts avec, pourquoi pas, « du jus de pomme myrtille ».

Accueil cidrerie pressing de l'Avehc Agrandir l'image
Accueil cidrerie pressing de l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine
Accueil du pressing de l'Avehc Agrandir l'image
Accueil du pressing de l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine
Blanchisserie de l'Avehc Agrandir l'image
Blanchisserie de l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine
Blanchisserie de l'Avehc Agrandir l'image
Blanchisserie de l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine
Pressing de l'Avehc Agrandir l'image
Pressing de l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine
Les myrtilles de l'Avehc Agrandir l'image
Les myrtilles de l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine
Les myrtilles de l'Avehc Agrandir l'image
Les myrtilles de l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine
Ensachage de plantes par l'Avehc Agrandir l'image
Ensachage de plantes par l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine
Ensachage de plantes à l'Avehc Agrandir l'image
Ensachage de plantes à l'Avehc © Région Nouvelle-Aquitaine