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  1. Notre territoire

Notre nouveau territoire

Depuis le 1er janvier 2016, l’Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes sont ainsi réunis au sein d’une même collectivité. Attractifs et complémentaires, nos trois territoires possèdent tous les atouts nécessaires pour inspirer confiance et ambition. Agriculture, économie, industrie, tourisme, culture… Découvrez les richesses et points forts qui font d’Aquitaine Limousin Poitou-Charentes une région pleine d’avenir et où il fait bon vivre.

Sommaire
  1. Un peu d'histoire : d'où venons-nous ?
  2. Agriculture, terroirs et savoir-faire de qualité
  3. Pôles d’excellence, innovation et formation

Un peu d'histoire : d'où venons-nous ?

Au fil des siècles, le territoire désigné sous le nom d'Aquitaine (et désormais de Nouvelle-Aquitaine) a bien sûr fortement varié.

« La Gaule est divisée en trois parties », disait Jules César : la Belgique, l'Aquitaine et la Celtique. Au IVe siècle, les deux provinces d'Aquitaine première et seconde formaient un immense territoire s'étendant de la Loire à la Garonne et de l'Océan à l'est du Massif central.

Au VIIIe siècle, les premiers ducs d’Aquitaine contrôlaient sensiblement ce même espace, hormis la région de Bordeaux aux mains des Gascons ; le Quercy, l’Agenais et le Rouergue, de plus en plus tournés vers Toulouse leur échappaient aussi. Le royaume d’Aquitaine créé par Charlemagne en 781 était en revanche beaucoup plus vaste, allant de la Loire aux Pyrénées et de l’Atlantique à l’Auvergne, même si le pouvoir réel résidait dans les grands comtés du nord : Poitou, Berry, Auvergne et Limousin (ancien territoire des Lémovices : Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, Confolentais, Nontronnais). C’est précisément à Limoges que le fils de Charles le Chauve, Charles l'Enfant, fut couronné roi d’Aquitaine en 855.

Au cours des Xe et XIe siècles, les comtes de Poitiers, cumulant aussi le titre de comte de Limoges, se parèrent du titre de duc d’Aquitaine puis devinrent également ducs de Gascogne. Limoges, « fleuron du duché », conserva dans cet ensemble un rôle essentiel jusqu’au XIIe siècle au moins, comme lieu de couronnement des ducs : c'est en cette ville que Richard Coeur de Lion fut investi en tant que duc d'Aquitaine vers 1170, en passant à son doigt l'anneau de Sainte Valérie. L'abbaye Saint-Martial, dont les fouilles archéologiques révèlent actuellement les vestiges carolingiens et romans, tenait de toute évidence un rôle majeur dans ce rituel hautement symbolique.

Aujourd'hui, le nom « Aquitaine » évoque surtout l'époque des Plantagenêts, avec les flamboyantes figures d'Aliénor et de Richard Coeur de Lion, sur fond de troubadours et d'amour courtois à la cour ducale de Poitiers. Ainsi les deux duchés d'Aquitaine et de Gascogne réunis, avec leur trois villes principales (Limoges, Poitiers, Bordeaux) préfiguraient alors de manière étonnante ce que va être la « grande région ». Mais sous Philippe Auguste et Louis VIII, le territoire contrôlé par les Plantagenêts fut bientôt réduit à la « Guyenne » (évolution phonétique d'Aquitania) où Bordeaux s'imposa comme ville-centre aux XIIIe - XVe siècles.

Sous l'Ancien Régime, l'intendance de Guyenne ou de Bordeaux s'étendait de la Gironde et de la Dordogne aux Pyrénées-Atlantiques.

C’est donc l'Aquitaine historique qui va renaître avec la grande région, au sein de laquelle les identités infrarégionales retrouveront toute leur vigueur : Limousin, Périgord, Poitou, Agenais, Saintonge, Angoumois, Béarn et Pays basque etc…"

 

extraits de la Rencontre des Historiens du Limousin, août 2015, cité par Anne-Marie Cocula dans le rapport sur le nom de la Région

Agriculture, terroirs et savoir-faire de qualité

La Nouvelle-Aquitaine dispose d’une agriculture forte et diversifiée, représentant plus de 180 000 emplois agricoles et agroalimentaires. Avec 9,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, elle est la première région agricole européenne en valeur. Environ 85 000 exploitations contribuent aujourd’hui à l’excellence agricole et gastronomique de la nouvelle région, qui dénombre le plus de labels de qualité en France (155 signes d’identification).

Polyculture, première région de France pour la production de maïs et de tournesol:

La Nouvelle-Aquitaine compte également des cultures plus localisées mais aussi très réputées : noix du Périgord, pommes du Limousin, fraises des vallées de la Dordogne et du Lot et Garonne, haricots (« mojhettes ») du val d’Arnoult et du Marais poitevin, tomates du Marmandais ou encore le célèbre piment d’Espelette. La région est aussi leader sur la production de nombreux fruits et légumes, comme le melon.

Viticulture: deuxième vignoble de France:

Avec 20 % de la surface viticole de l’hexagone, la Nouvelle-Aquitaine abrite quelques-unes des plus prestigieuses appellations françaises : vignoble de Bordeaux, de Bergerac, de Cognac et, partiellement, d’Armagnac. Moins connus, les vins du Sud-Ouest, des vallées de la Garonne et du Lot, des Coteaux pyrénéens (Jurançon, Irouléguy), du Pays Charentais et du Haut-Poitou sont en plein essor tandis. Le vignoble du Limousin, plus confidentiel, continue de donner des vins de qualité. Marqueur fort de notre identité régionale, la viticulture sera mise en valeur par la Cité du vin qui doit ouvrir en 2016 à Bordeaux.

Élevage et aquaculture, notre région occupe la première place du podium français pour :

  • l’élevage bovin, tant pour la production de viande que de lait, avec des races appréciées et souvent récompensées au Salon de l’Agriculture. D’autres races n’appartenant pas à la liste des races bovines officielles sont aujourd’hui préservées (Marine landaise, Betizu, Maraîchine…) ;
  • l’élevage caprin et une production fromagère emblématique (Chabichou du Poitou, Mothais sur feuille, Jonchée…) ;
  • l’ostréiculture. La mytiliculture est également très répandue. Aquitaine Limousin Poitou-Charentes possède notamment la seule STG (Spécialité Traditionnelle Garantie) aujourd’hui enregistrée en France pour les Moules de Bouchot ;
  • la production de foie gras (plus de la moitié de la production française).

Filière bois, la Nouvelle-Aquitaine dispose d’importantes ressources sylvicoles:

La Nouvelle-Aquitaine est aussi la première région forestière avec ses 3 millions d’hectares de surfaces boisées. Pôle de compétitivité national depuis 2005, le projet Xylofutur à Gradignan (33) traduit le fort potentiel de la filière bois, qui mobilise de nombreuses entreprises de première et seconde transformation et laisse une place importante à l’artisanat.

Pôles d’excellence, innovation et formation

La Nouvelle-Aquitaine possède une industrie particulièrement dynamique pouvant s’appuyer sur des filières d’excellence : aéronautique et aérospatial (Aeroteam, Aerospace Valley), bâtiment, céramique, chimie, énergie, image-numérique, nautisme, textile-chaussant, transport-mécanique…

Le Pôle des éco-industries à Poitiers réunit plus de 900 entreprises tandis que l’association Aquitaine Croissance Verte porte l’éco-innovation dans tous les secteurs industriels. En Limousin, une recherche de pointe (LCSN, CVA…) valorise les ressources naturelles dans le secteur cosmétique, agroalimentaire et de la santé. Le territoire se spécialise aussi autour des technologies laser avec la Route des lasers en Aquitaine et Elopsys en Limousin.

La Région dispose également d’un tout nouveau Pôle d’excellence des métiers du cuir et du luxe à Thiviers en Dordogne. Par ailleurs, un important potentiel de développement de la Silver Economy se dessine avec les nouveaux besoins du marché des séniors. Enfin, des formations de qualité sont dispensées dans les campus de Bordeaux, Poitiers et de Limoges. Cette dernière dispose même d’un incubateur universitaire d’innovation baptisé Avrul, classé parmi les meilleurs d’Europe.