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  1. La Nouvelle-Aquitaine accélère

La Nouvelle-Aquitaine accélère

Avec la ligne à grande vitesse, depuis le 2 juillet 2017, Bordeaux est à 2h04 de Paris (contre 3h14 auparavant). Une offre nouvelle génération qui transforme notre région.

La ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux a tout de suite trouvé son public. Le trafic sur l’été vers/depuis Bordeaux est en surperformance à +53% en nombre de voyages alors que l’ensemble du territoire atlantique est à +24% (source Voyage SNCF). Un million de voyageurs ont emprunté la ligne entre Bordeaux et Paris en juillet et août.

Concernant l’ensemble de la région Nouvelle Aquitaine, le trafic de l’été est également en surperformance à +40% en nombre de voyages.

Il aura fallu 20 années d’un engagement constant de notre collectivité pour que se concrétise ce qui a représenté le plus gros chantier ferroviaire d’Europe : 330 M€ d’investissement de la Région, 8500 personnes mobilisées au plus fort du chantier, 1400 km de rails posés, 500 ouvrages d’art… ce sont quelques-uns des chiffres impressionnants qui permettent de prendre conscience de l’ampleur de la réalisation.

A la clé de cet incroyable défi : 340 km de ligne nouvelle traversant 113 communes et 6 départements, à une vitesse commerciale de 320 km/h !

Plus de 2,3 millions de voyageurs supplémentaires attendus

Plus de 27,5 allers-retours par jour (dont 17,5 directs) sont proposés aux voyageurs en semaine et hors période estivale. Pour plus de lisibilité, la desserte est cadencée à l’heure et à la demi-heure en pointe vers Paris le matin et vers Bordeaux le soir.
En semaine, un premier train le matin permet aux voyageurs au départ de Bordeaux d’arriver à paris vers 8h et aux parisiens d’arriver à Bordeaux avant 9h.
Le soir, le dernier train quitte Paris ou Bordeaux vers 21h.

Avec des dessertes complémentaires rapides (un à deux arrêts) et des dessertes passant par les villes intermédiaires de Saint-Pierre-des Corps, Poitiers, Châtellerault, Angoulême ou Libourne, on compte au total 33, 5 allers-retours par jour entre Bordeaux et l’Ile-de-France.

Des connexions intelligentes

Pour faire bénéficier l’ensemble du territoire de ce nouveau service, la Région Nouvelle-Aquitaine a mené un travail « chirurgical » avec la SNCF, optimisant les nœuds de correspondances avec les Ter, à l’instar des hubs aériens, sur les plages stratégiques du matin et de la fin de journée.

Résultat, le gain de 1h entre Paris et Bordeaux (dans chaque sens) est amplifié sur un certain nombre de destinations : 3h12 pour Agen, 3h06 pour Arcachon, 3h28 pour Périgueux, 3h53 pour Mont-de-Marsan…

Grâce à la complémentarité TGV/Ter, au cœur de la stratégie de transport de la Région, c’est désormais une nouvelle échelle de temps de la mobilité depuis et vers Paris qui s’offre au territoire :

  • la ½ journée pour Bordeaux, Angoulême, Poitiers, la Rochelle et Châtellerault
  • la journée pour les autres villes de Nouvelle-Aquitaine.

Ainsi, il est possible pour un habitant de Bergerac d’arriver à Paris à 9h08 et d’en repartir à 19h50. Les plages d’activités parisiennes sont ainsi considérablement allongées.

Les déplacements au sein de la Nouvelle-Aquitaine sont également gagnants : Poitiers-Bordeaux en 1h03 minutes, Bordeaux-Angoulême en 35 minutes, Poitiers-Angoulême en 36 minutes.

C’est bien l'ensemble de l’architecture horaire de la façade atlantique qui est modifiée avec près de 2500 trains impactés (LGV Oceane et LGV Bretagne – Pays de la Loire).

De nouvelles rames haute couture et connectées

Rame ligne Océane - LGV Bordeaux - Paris
"Nouvelles rames Océane" © http://anaelb.com/

Avec la création de cette nouvelle ligne Océane, la Nouvelle-Aquitaine a hérité de toutes nouvelles rames TGV, sans équivalent dans le pays. Sièges repensés pour plus de confort, s’adaptant à toutes les corpulences et aux activités les plus courantes à bord : prises électriques et USB, tablette ajustable… Ces nouvelles rames offrent un gain de confort sans pareil, qui ne devrait plus faire hésiter avec l’avion. Pour l’anecdote, avec ces 556 places, les rames de l'un de ces TGV représentent plus de 3 Airbus A320.

La LGV, accélérateur de croissance

carte LGV

A l’image des expériences ferroviaires de Lyon, Marseille ou Strasbourg, l’arrivée de la LGV sur l’axe Paris-Bordeaux, première étape du projet Sud Europe Atlantique qui doit relier le quart sud-ouest de la France à Paris et l’Espagne, est un vecteur d’accélération d’attractivité pour tout l’axe sud-ouest européen.

Véritable colonne vertébrale de la Nouvelle-Aquitaine, cet investissement majeur est un facteur d’unification qui s’inscrit au cœur du nouvel équilibre régional. Car il ne faudrait pas d’un « Bordeaux et le désert aquitain »*. L'attractivité d'un territoire ne saurait reposer sur ce seul investissement.

C’est bien en s’additionnant aux politiques de la Région en faveur de ses usines, de sa capacité de recherche, de l’interopérabilité de ses transports, de la formation pour tous, de la réhabilitation de ses infrastructures, que l’effet LGV diffusera sur l’ensemble du territoire.

En ligne de mire, des objectifs toujours renforcés : amélioration de la compétitivité et élargissement des marchés pour les entreprises, renforcement des nouvelles implantations, désenclavement du territoire, développement du tourisme, création d’emplois, élargissement du vivier de talents…

 

* en référence à Paris et le désert français du géographe Jean François Gravier, un ouvrage de référence qui  a fondé les politiques d’aménagement du territoire dans les années 60

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