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  1. La Nouvelle-Aquitaine accélère

La Nouvelle-Aquitaine accélère

Dernière ligne droite pour la ligne à grande vitesse qui mettra Bordeaux à 2h04 de Paris (contre 3h14 actuellement), à partir du 2 juillet 2017.

Le compte à rebours est lancé. Dans quelques mois seulement, le plus gros chantier ferroviaire d’Europe, laissera la place à une offre de transport ferroviaire de nouvelle génération.

20 années d’un engagement constant de notre collectivité, 330 M€ d’investissement de la Région, 8500  personnes mobilisées au plus fort du chantier, 1400 km de rails posés, 500 ouvrages d’art… ce sont quelques-uns des chiffres impressionnants qui permettent de prendre conscience de l’ampleur de la réalisation.

A la clés de cet incroyable défi : 340 km de ligne nouvelle traversant 113 communes et 6 départements, à une vitesse commerciale de 320 km/h !

Plus de 2,3 millions de voyageurs supplémentaires attendus

18,5 allers-retours rapides par jour (dont 17,5 direct) seront proposés aux voyageurs en semaine et hors période estivale, soit 8 de plus qu’aujourd’hui. Cette desserte sera cadencée à l’heure et à la demi-heure en pointe vers Paris le matin et vers Bordeaux le soir.
En semaine, un premier train le matin permettra aux voyageurs au départ de Bordeaux  d’arriver à paris vers 8h et aux parisiens d’arriver à Bordeaux avant 9h.
Le soir, le dernier train permettra de quitter Paris ou Bordeaux vers 21h.

Avec des dessertes complémentaires rapides (un à deux arrêts)  et des dessertes passant par les villes intermédiaires de Saint-Pierre-des Corps, Poitiers, Angoulême ou Libourne, il y aura au total  33, 5 allers-retours par jour entre Bordeaux et l’Ile-de-France.

Des connexions intelligentes

Pour faire bénéficier l’ensemble du territoire de ce nouveau service, la Région Nouvelle-Aquitaine a mené un travail « chirurgical »  avec la SNCF, optimisant les nœuds de correspondances avec les Ter, à l’instar des hubs aériens, sur les plages stratégiques du matin et de la fin de journée.

Résultat, le gain de 1h entre Paris et bordeaux  (dans chaque sens) est amplifié sur un certain nombre de destinations : 3h12 pour Agen, 3h08 pour Arcachon, 3h28 pour Périgueux, 3h53 pour Mont-de-Marsan…

Grâce à la complémentarité TGV/Ter, au cœur de la stratégie de transport de la Région, c’est désormais une nouvelle échelle de temps de la mobilité de et vers Paris qui s’offre au territoire :

  • la ½ journée pour Bordeaux, Angoulême, Poitiers, la Rochelle et Châtellerault
  • la journée pour les autres villes de Nouvelle-Aquitaine.

Ainsi, il sera possible pour un habitant de Bergerac d’arriver à Paris à 9h08 et d’en repartir à 19h50. Les plages d’activités parisiennes seront ainsi considérablement allongées.

Les déplacements au sein de la Nouvelle-Aquitaine seront également gagnants : Poitiers-Bordeaux en 1h03 minutes, Bordeaux-Angoulême en 35 minutes, Poitiers-Angoulême en 37 minutes.

Demain, c’est l'ensemble de l’architecture horaire de la façade atlantique qui sera modifiée, soit près de 2500 trains impactés (LGV Oceane et LGV Bretagne – Pays de la Loire).

De nouvelles rames haute couture et connectées

Rame ligne Océane - LGV Bordeaux - Paris
"Nouvelles rames Océane" © http://anaelb.com/

Avec la création de cette nouvelle ligne Océane, la Nouvelle-Aquitaine va hériter de toutes nouvelles rames TGV, sans équivalent dans le pays. Sièges repensés pour plus de confort et pour s’adapter à la corpulence des voyageurs et aux activités les plus courantes à bord, prises électriques et USB, tablette ajustable… Ces nouvelles rames promettent un gain de confort sans pareil, qui ne devrait plus laisser le choix à ceux qui aujourd’hui encore choisissent l’avion. Pour l’anecdote, avec ces 556 places, les rames de l'un de ces TGV représentent plus de 3 Airbus A320.

La LGV, accélérateur de croissance

A l’image des expériences ferroviaires de Lyon, Marseille ou Strasbourg, l’arrivée de la LGV sur l’axe Paris-Bordeaux, première étape du projet Sud Europe Atlantique qui doit relier l’Aquitaine à Paris, l’Espagne et Toulouse, est un vecteur d’accélération d’attractivité pour tout l’axe sud-ouest européen.

Véritable colonne vertébrale de la Nouvelle-Région, cet investissement majeur est un facteur d’unification qui s’inscrit au cœur du nouvel équilibre régional. Car il ne faudrait pas d’un « Bordeaux et le désert aquitain »*. L'attractivité d'un territoire ne saurait reposer sur ce seul investissement.

C’est bien en s’additionnant aux politiques de la Région en faveur de ses usines, de sa capacité de recherche, de l’interopérabilité de ses transports, de la formation pour tous, de la réhabilitation de ses infrastructures, que l’effet LGV diffusera sur l’ensemble du territoire.

En ligne de mire, des objectifs toujours renforcés : amélioration de la compétitivité et élargissement des marchés pour les entreprises, renforcement des nouvelles implantations, désenclavement du territoire, développement du tourisme, création d’emplois, élargissement du vivier de talents…

 

* en référence à Paris et le désert français du géographe Jean François Gravier, un ouvrage de référence qui  a fondé les politiques d’aménagement du territoire dans les années 60

Survolez les essais à 320 km/h