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  1. Liryc, vaisseau amiral pour un institut unique en Europe

Liryc, vaisseau amiral pour un institut unique en Europe

Le 4 novembre 2016, Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine a inauguré à Pessac l'Institut de rythmologie et modélisation cardiaque, Liryc. Unique en Europe, cet institut est dédié à la compréhension des dysfonctionnements électriques du cœur, première cause de décès en France.

Sommaire
  1. Dysfonctions électriques, une question de santé publique
  2. Une vitrine de la recherche médicale française
  3. Des retombées importantes attendues

"Vous êtes l'excellence et la preuve que la France a confiance dans sa médecine,"

c'est par ses mots qu'Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine a souligné, lors de l'inauguration de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Lyric le 4 novembre 2016, l'importance au niveau national et international de cette structure. Lauréate en 2010 du programme "Investissements d'Avenir", de nombreuses personnalités ont tenues à être présentes pour sa consécration telles que :

Coupage de ruban, Lyric à Pessac (33).Louis Schweitzer, Commissaire général à l'investissement ou encore Alain Juppé, président - maire de Bordeaux Métropole. Après la visite de différentes salles de recherche, chacun a pu prendre la mesure des investissements réalisés. La Région Nouvelle-Aquitaine, un des principaux financeurs, s'est engagée dans ce projet dès son origine. Elle a accordé 10 M€ pour le financement du bâtiment, sur une enveloppe de 21,6 M€, et 5 M€ pour celui des grands équipements médicaux de l'institut, notamment une salle mixte IRM.

« L'ambition d'une région est d'investir dans l'économie de la connaissance pour générer des retombées en terme de développement économique, d'emploi et de bien-être de la population », a précisé Alain Rousset.

 

Dysfonctions électriques, une question de santé publique

Dirigé par le professeur Michel Haïssaguerre, l'IHU Liryc, basé sur le site de l'hôpital Xavier Arnozan à Pessac, s'intéresse aux causes des dysfonctions électriques du coeur, c'est-à-dire aux pathologies du type insuffisances cardiaques, arythmies, morts subites...

Et l'enjeu est de taille :

« Il s'agit d'une véritable question de santé publique. La mort subite fait autant de victimes en France que les cancers du sein, du poumon et du colon réunis, soit 50 000 décès par an, 1 mort toute les 10 minutes », souligne le professeur Michel Haïssaguerre.

L'IHU Liryc s'étale sur 7300 m² et compte trois bâtiments :

  • un pôle administratif de 900 m²
  • un pôle recherche de 1700 m²
  • une plateforme technologique de 4100 m² abritant des moyens d'imagerie de premier rang tel que l'IRM 9.4 tesla unique au monde ou encore des supercalculateurs pour traiter et analyser les signaux électriques du coeur. 

Une vitrine de la recherche médicale française

Cette structure réunit en un lieu 124 médecins et chercheurs de 15 pays différents et de disciplines variées telles que la cardiologie, la chirurgie cardiaque, l'imagerie, l’hématologie ... qui travaillent à la compréhension des mécanismes impliqués et à l'élaboration de nouvelles thérapies. Salle IRM, Lyric - Pessac (33)@Alban Gilbert

« Notre approche, basée sur une recherche à la fois fondamentale et appliquée, est globale : elle va de l'étude des mécanismes cellulaires du coeur jusqu'aux patients. D'où l'importance de la proximité de l'hôpital Haut-Lévêque. »

L'intérêt de cette pluridisciplinarité ?

« La proximité des différentes spécialités fait naître des stratégies totalement novatrices qui n'ont pas d'équivalent dans le monde. Ce qui a d'ailleurs permis dernièrement de mettre au point un futur électrocardiogramme en 3D qui cartographie les dysfonctionnements du coeur », explique Remi Dubois, chercheur, chef de l'équipe traitement des signaux.

Ce regroupement sous un même toit des compétences intellectuelles et techniques fait aussi aujourd'hui la force d'attractivité de Lyric pour les industriels du domaine médical du monde entier.

Autre originalité de l'IHU : sous statut de fondation, il fonctionne dans une approche multi-partenariale avec un objectif d'autonomie financière dans les 15 ans basé sur le développement technologique.

Des retombées importantes attendues

Si les attentes autour de cet institut sont fortes, les retombées devraient l'être tout autant. En terme médical pour la population de la région qui bénéficiera en premier des dernières thérapies, mais aussi d'un point de vue de l'attractivité du territoire : installation d'entreprises et de grands groupes internationaux autour des dispositifs médicaux. C'est déjà le cas avec Medtronic qui a implanté son centre de formation européen au sein de l'IHU.

« Nous allons, à court ou moyen terme, grâce à cette organisation unique, vers des avancées importantes. L'objectif ultime serait d'arriver à prédire le risque de mort subite en identifiant les personnes à risque et ainsi les prendre en charge en conséquence », conclut le professeur Michel Haïssaguerre.

Conférence inauguration institut Lyric Agrandir l'image
Démonstration salle technique institut Lyric Agrandir l'image
Bâtiment institut Lyric site X. Arnozan à Pessac (33) Agrandir l'image