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  1. Un Plan pour la gestion des déchets
Un Plan régional de gestion des déchets © Pexels

Un Plan régional pour optimiser la gestion des déchets

La Nouvelle-Aquitaine produit 22 millions de tonnes de déchets par an, l’équivalent du poids de 6 Tours Eiffel en une journée. Chaque néo-aquitain produit à lui seul 652 kg/ an de déchets ménagers. La gestion des déchets est donc un enjeu central pour l’environnement et pour l’aménagement du territoire, à l’échelle régionale. 

Depuis la loi de décentralisation NOTRe de 2015, la Région Nouvelle-Aquitaine est chargée de planifier la prévention et la gestion des déchets. A la clé : mieux réduire, gérer, recycler les déchets, et favoriser la réutilisation des ressources, notamment par l’économie circulaire.

Dans le cadre de cette nouvelle compétence, elle a piloté et met en œuvre le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD).

Dans le volume des déchets produits, les déchets ménagers représentent une tour Eiffel par jour, le reste étant constitué par les déchets de l’assainissement, les déchets du BTP (11 millions de tonnes), et les déchets d’activités économiques.

Sommaire
  1. Pourquoi planifier la gestion des déchets ?
  2. De la réduction à la valorisation des déchets

Pourquoi planifier la gestion des déchets ?

Le Plan régional constitue le volet propre aux déchets du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire, le SRADDET. Cette planification encadre l’action des différents acteurs locaux en charge de la réduction, de la collecte et du traitement des déchets en définissant une stratégie propre au territoire de la Nouvelle-Aquitaine, et respectant les objectifs et priorités fixés au niveau national (proximité, modes de traitement…).

Le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) a ainsi été élaboré sous la responsabilité de la Région, en associant les acteurs de la filière déchets, les collectivités locales, les citoyens et les associations.

Il inclut :

  • un état des lieux de la prévention et de la gestion des déchets ;
  • une prospective à 6 ans et à 12 ans ;
  • des objectifs en matière de prévention, de recyclage et de valorisation des déchets ;
  • une planification de la prévention et de la gestion des déchets à termes de six ans et de douze ans ;
  • un plan régional d’actions en faveur de l’économie circulaire.

De la réduction à la valorisation des déchets

Huit principes directeurs ont appuyé la construction du PRPGD de Nouvelle-Aquitaine :

  • donner la priorité à la prévention des déchets, c’est-à-dire à leur réduction ;
  • développer la valorisation matière des déchets ;
  • améliorer la gestion des déchets du littoral (ambition « littoral zéro déchets ») ;
  • améliorer la gestion des déchets dangereux ;
  • préférer la valorisation énergétique à l’élimination ;
  • diviser par 2 les quantités de déchets non dangereux non inertes stockés en 2020 par rapport à 2010 ;
  • améliorer la lutte contre les pratiques et les installations illégales, notamment en ce qui concerne les déchets inertes du BTP et les véhicules.

La mise en œuvre du PRPGD permettra, à horizon 2025 et 2031, de :

  • limiter les quantités de déchets collectées permettant ainsi d’optimiser les collectes et de réduire le trafic ;
  • réduire le transport des déchets par rapport au scénario tendanciel du fait de la gestion de proximité et de la limitation des déchets collectés ;
  • recycler plus (permettant d’économiser les ressources en matières premières) et au niveau organique (économie en engrais et amélioration de la qualité agronomique des sols) ;
  • réduire la part de fermentescibles dans les déchets résiduels par le développement d’un tri à la source des biodéchets et donc les quantités ensuite stockées, ce qui permet une réduction des émissions de biogaz (gaz à effet de serre) ;
  • limiter les impacts environnementaux du stockage par une réduction des quantités enfouies (impactant notamment la consommation d’espace, les paysages…); 
  • augmenter la quantité d’énergie produite par une amélioration de la performance énergétique des installations de traitement et la mise en œuvre d’une filière de production et de valorisation des combustibles récupérés.