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  1. Une mobilité propre
Mobilité propre © AdobeStock

Vers une mobilité propre

En matière de consommation énergétique, le secteur des transports se distingue par sa très forte dépendance au pétrole. La Région soutient les initiatives qui permettent de réduire cette consommation et les émissions polluantes qui l’accompagnent.

Les consommations énergétiques et émissions de Gaz à effet de serre dont en hausse depuis 1990, du fait notamment de l’augmentation de la mobilité des particuliers et de l’explosion du trafic de poids lourds et véhicules utilitaires. Le transport est aussi l’une des principales causes de pollution de l’air malgré l’amélioration technologique des motorisations. Pour autant, se déplacer et assurer l’approvisionnement en marchandises sont essentiels. Essentiel dans le quotidien des néo-aquitains pour se former, trouver un travail, accéder aux services… et essentiel aux entreprises pour maintenir et développer leur activité. La mobilité se place ainsi au cœur des enjeux de développement durable des territoires, entre exigences environnementales, sociales et économiques.

Le report modal vers les transports collectifs, ou les modes actifs, est donc un enjeu primordial de la transition écologique. La Région, autorité organisatrice des transports ferroviaires et routiers interurbains, s’engage pour proposer des offres et des tarifs attractifs, tant sur les TER que sur les autocars, pour les déplacements du quotidien comme les occasionnels.

La Région Nouvelle-Aquitaine souhaite ainsi : 

  • agir sur les comportements, en proposant des alternatives à l’autosolisme et au mode routier pour le transport de marchandises ;
  • accompagner le développement de motorisations alternatives telles que l’électrique, le bioGNV, les biocarburants (bioéthanol,..) ou l’hydrogène.
Sommaire
  1. BioGNV : rouler au gaz vert made in Nouvelle-Aquitaine
  2. Des véhicules au bioéthanol en Nouvelle-Aquitaine
  3. Intermodalité : la Région pilote

BioGNV : rouler au gaz vert made in Nouvelle-Aquitaine

Le Gaz Naturel Véhicule (GNV) est un carburant 100 % renouvelable produit localement par les agriculteurs via la méthanisation des déchets. Actuellement dans la région, 60 méthaniseurs sont en fonctionnement. Par rapport à une combustion classique, le bioGNV représente une baisse de 80 % des émissions de CO2, et une réduction de 95 % des particules fines. Sans pollution et respectueux de la santé, il est aussi sans fumée, sans odeur et très silencieux, ce qui le rend particulièrement adapté au transport régional de marchandises et de voyageurs.

Les camions au carburant BioGNV
Les camions au carburant BioGNV © Nouvelle-Aquitaine

La Région au cœur de la mobilité verte

Pour encourager le développement de cette énergie et son utilisation par les transporteurs, la Région Nouvelle-Aquitaine soutient à la fois l’installation de stations-services et l’acquisition de camions. 

Précurseur, elle s’est fixé l’objectif d’épauler la conversion de 500 camions, soit 15 000 tonnes de CO2 évitées chaque année. Cet appui aux entreprises de transport routier pour le verdissement de leur flotte leur permet d’accéder à un carburant plus économique et plus stable que le gazoil, qui leur offre une grande autonomie, puisqu’avec un plein de GNV, un camion peut parcourir 500 km. Et pour le ravitaillement, deux stations ont déjà été financées : l’une au sud de Bordeaux, à Cestas, et l’autre à Saint-Vincent-de-Tyrosse dans les Landes. Les études sont en cours pour parvenir à une dizaine de sites d’implantation à l’échelle de la Gironde.

La Région accompagne le déploiement des stations BioGNV (alimentées par du biogaz produit en Nouvelle-Aquitaine) à travers l’Appel à projets Mobilité BioGNV que vous pouvez retrouver sur le guide des aides en ligne.

Des véhicules au bioéthanol en Nouvelle-Aquitaine

Pour participer à son échelle au programme national de transition énergétique, la Région Nouvelle Aquitaine s’est fixée comme objectif de poursuivre ses efforts pour le développement des énergies renouvelables avec pour objectif 32% d’ENR dans la consommation finale du territoire d’ici 2021. Le bioéthanol, carburant renouvelable, est soutenu dans sa mise en place par le Conseil Régional.

Rouler au bioéthanol
Rouler au bioéthanol © Fotolia

Infrastructures de recharge ultra-rapide 

Ce carburant renouvelable est élaboré à partir de sous-produits de la filière vin. Par un procédé de fermentation industrielle, il permet la transformation du sucre de marcs en alcool, qui est ensuite distillé puis déshydraté pour obtenir le bioéthanol. Contrairement à l’éthanol de maïs ou de betterave, il ne concurrence pas les productions agricoles alimentaires, mais représente un débouché pour les résidus de la vigne. L’éthanol vinique peut ensuite être incorporé dans les essences, ou utilisé isolément dans des carburations poids lourds adaptées. Il représente alors une réduction de 85 % des gaz à effet de serre et de 70 % des particules fines. La distillerie de l’UCVA de Coutras distille et valorise environ 100 000 tonnes de marc de raisin par an en provenance de coopératives vinicoles de la région.

La Région soutient depuis le début cette filière émergente avec un accompagnement à la fois technique et financier du processus.

La Région Nouvelle-Aquitaine soutient les entreprises de transports pour les poids-lourds bioéthanol et hydrogène, elle :

  • accompagne les expérimentations sur le transport lourd de marchandises par camions à motorisation bioéthanol, électrique, hydrogène ;
  • accompagne les expérimentations sur le transport maritime (bateau électrique/hydrogène La Rochelle).

Par ailleurs, la Région exonère les véhicules propres de taxe régionale sur le certificat d’immatriculation (pour les particuliers et les entreprises).

Un Appel à manifestation d’intérêt « production innovante de gaz verts, de biocarburants avancés à partir de ressources renouvelables » a été mis en place par la Région, vous pouvez le retrouver sur le guide des aides en ligne.

Intermodalité : la Région pilote

En quête de solutions de mobilité moins polluantes, la Nouvelle-Aquitaine intègre les carburants de substitution aux transports en commun. Le Conseil Régional agit pour une mobilité durable sur le territoire.

Pour limiter l’impact environnemental lié à la circulation des cars, actuellement 9 véhicules à haut niveau de service (CHNS) de la ligne 3 La Rochelle – Ile de Ré circulent au bioéthanol. La Région Nouvelle-Aquitaine a soutenu cette opération à hauteur de 2,385 millions d’euros. Elle ambitionne de multiplier ces transports alternatifs et durables en les rendant attractifs et accessibles à tous. C’est le défi de l’intermodalité. Aller plus loin dans les solutions de transport du quotidien offertes aux habitants pour leur permettre d’utiliser successivement différents modes de transport au cours d’un même déplacement. En plus du véhicule particulier et des transports publics, cela inclus aussi le train, le co-voiturage, l’autopartage, le vélo en libre-service. La coordination des services, avec des pôles d’échange aussi bien dans les métropoles qu’en zones rurales, une information simple et fiable, et une tarification multimodale sont les clés de la réussite.

Il s’agit aujourd’hui d’amplifier les efforts pour favoriser l’attractivité des transports collectifs régionaux : structuration de l’offre, tarification attractive, rabattement vers les points d’arrêts… mais aussi d’être en mesure de développer des alternatives à la voiture individuelle dans les secteurs pas ou peu desservis, en permettant à chacun de choisir sa mobilité (télétravail, tiers-lieux), mais aussi d’accéder à de nouveaux modèles de mobilités partagées et actives. 

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Vers l'intermodalité © Nouvelle-Aquitaine/Françoise Roch
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Vers l'intermodalité © Nouvelle-Aquitaine