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  1. Les Tepos
Les TEPOS et les énergies renouvelables locales © AdobeStock

Les Tepos, des territoires pionniers en matière d’énergie

Engagés dans une démarche de transition énergétique ambitieuse, les Territoires à énergie positive (TEPOS) expérimentent des solutions nouvelles pour couvrir leurs besoins par la production d’énergies renouvelables locales.

Sommaire
  1. Agir pour des « territoires à énergie positive »
  2. Resserrer le maillage
  3. Agglomération de La Rochelle

Agir pour des « territoires à énergie positive »

Les « territoires à énergie positive » (TEPOS) font du sur-mesure. Accompagnés par le Région et l’ADEME, ils inventent des alternatives pour réduire au maximum leurs besoins énergétiques et couvrir ceux restants grâce à des ressources locales. Ils conjuguent les trois principes de sobriété, d’efficacité et d’énergies renouvelables.

Sélectionnées via un appel à projet, les collectivités qui souhaitent rejoindre la démarche TEPOS s’engagent sur un programme d’actions très concret pour 3 ans et reçoivent le financement pour recruter un chargé de mission. Une dynamique destinée à identifier des réponses au plus près des enjeux locaux, c’est-à-dire à expérimenter de nouvelles solutions techniques, financières et organisationnelles, puis à essaimer ensuite les bonnes pratiques. Dans l’optique d’atteindre les objectifs fixés pour 2050, le plan d’action doit porter sur l’ensemble des secteurs consommateurs d’énergie, y compris la mobilité et le transport, afin de réduire leur dépendance aux combustibles fossiles.

Resserrer le maillage

L’engagement dans une telle démarche est bénéfique à plusieurs niveaux. Par la baisse des dépenses énergétiques et la réduction de la précarité dans ce domaine, bien sûr. Mais également en termes d’économie et de développement local, par la création d’activités et d’emplois locaux, la cohésion territoriale et la participation des citoyens.

25 territoires se sont déjà lancés le défi et mettent en œuvre des actions concrètes couvrant tous les usages de l’énergie. Leur réflexion intègre les besoins énergétiques globaux, la production pour satisfaire ces besoins, les activités de transport, de stockage, de distribution, et de gestion des réseaux. Ainsi que la démocratie locale, pour permettre une appropriation des choix énergétiques par les habitants. Il s’agit d’une dynamique transversale qui fusionne les enjeux relatifs à la biodiversité, au développement rural et à la solidarité. 

Les sources énergétiques locales et renouvelables sont issues de la biomasse, du solaire, de l’hydraulique (mer ou cours d’eau), de la géothermie, de l’éolien et des énergies de récupération. Elles sont produites sur le territoire TEPOS, ou proviennent d’un lieu de production situé hors de sa zone, mais situé à moins de 50 km du lieu de consommation. Les éventuelles productions excédentaires d’énergies renouvelables sont exportées vers les territoires moins pourvus, notamment les villes, dans une logique de solidarité territoriale. Les zones urbaines disposent en effet d’un potentiel important d’économies d’énergie et d’un potentiel plus limité de développement des énergies renouvelables. A l’inverse des territoires ruraux. 

Agglomération de La Rochelle

La communauté d’agglomération de La Rochelle, qui rassemble 28 communes et 163 000 habitants, fait partie des territoires TEPOS. Elle s’est notamment fixé comme objectif une baisse de 20 % de sa consommation énergétique et la couverture de 26 % de ses besoins en énergies renouvelables d’ici 2030. Cela passe par des rénovations thermiques performantes de logements (entre 1 500 et 2 000 par an), des aides pour développer les circuits courts et l’agriculture périurbaine, l’amélioration des performances énergétiques en entreprise, la promotion des mobilités douces, les motorisations à faibles émissions et la poursuite des expérimentations sur l’hydrogène dans les transports.

Concrètement, cela se traduit par l’implantation de 50 stations de vélos libre-service, une baisse de 15% de la consommation d’éclairage public, 50 000 m3 de locaux optimisés dans le tertiaire d’ici 2020.

Pour que ce type d’expérimentations fonctionne, un territoire doit impliquer l’ensemble des acteurs : élus, associations, entreprises, citoyens. Ainsi la société civile devient moteur de la transition. C’est un élément essentiel, car l’accompagnement du territoire par la Région et l’ADEME est soumis à un engagement de résultats.