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  1. Protéger et valoriser la biodiversité

Protéger et valoriser la biodiversité

La Région Nouvelle-Aquitaine est riche d'une grande diversité de milieux et d'espèces liée notamment aux conditions géologiques et climatiques variées de notre territoire, mais également à la forte présence de l'eau et de ses milieux associés (ruisseau, tourbières, marais…), d'un espace à dominante rurale, où l'agriculture traditionnelle a façonné des espaces pluriels qui offrent des territoires de montagne et une façade littorale majeure.

Sommaire
  1. Un nouveau territoire, de nouveaux défis
  2. La Région, acteur-clé pour la biodiversité
  3. Préserver le littoral et la qualité des eaux face au changement climatique
  4. Continuer à sensibiliser : vers une stratégie pour l’éducation à l’environnement
  5. Développer les Parcs Naturels Régionaux
  6. Anticiper l’évolution de la biodiversité et ouvrir de nouvelles perspectives
  7. Un plan régional pour préserver les pollinisateurs

Au cœur de la stratégie régionale de transition écologique, le patrimoine naturel est un champ d’action majeur. Celui-ci constitue un facteur important d’attractivité économique, notamment vis-à-vis du tourisme, et contribue également à la qualité de vie des habitants et à l’identité de notre région.

Cette biodiversité est fragile car elle est affectée par de nombreuses causes d'érosion : la destruction, le morcellement et l'altération des habitats, les pollutions, le développement d'espèces exotiques envahissantes et le changement climatique.

Les anciennes Régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes ont adopté en 2015 les Schémas Régionaux de Cohérence Ecologique (SRCE), qui permettent d’identifier les réservoirs de biodiversité et de préserver les continuités écologiques, c’est-à-dire d’éviter le morcellement des espaces naturels. Il s’agit d’une étape fondatrice pour faire connaître, conserver et mettre en valeur le patrimoine naturel régional.

Un nouveau territoire, de nouveaux défis

© Guilaume Bonnaud

En se basant sur les caractéristiques physiques et socio-économiques de chaque territoire, ainsi que sur les éléments existants (SRCE, profil environnemental…), la Région va élaborer un Schéma Régional Biodiversité. Celui-ci guidera les politiques sectorielles de transition énergétique et écologique, dont l’objectif est d’assurer un développement durable qui prenne en compte et préserve notre environnement, capital régional garant du cadre de vie et de l’attractivité des territoires. Ce schéma servira à la définition du volet protection et restauration de la biodiversité du SRADDET et sera le fondement de l’Agence Régionale pour la Biodiversité.  

La mise en place de l’Agence Régionale de la Biodiversité, déclinaison de l’Agence Française pour la Biodiversité, en cours de création pour juin 2017, favorisera la mise en cohérence des acteurs existants, tels que l’Agence Régionale pour la Biodiversité Aquitaine et l’Observatoire Régional de l’Environnement.

Le rôle de la Région est aussi de structurer les différents partenaires à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine (associations de protection de la nature, forestiers, pêcheurs…) tout en développant ses différents dispositifs :

  • Parcs Naturels Régionaux
  • Réserves Naturelles Régionales
  • « Trame verte et bleue » régionale
  • Protection des espèces sensibles et des sites naturels spécifiques comme la montagne.

L’action développée par la Région pour limiter l’usage des pesticides en agriculture, mais également au sein des collectivités, contribuera également à son engagement en faveur de l’environnement.

La Région, acteur-clé pour la biodiversité

© DR

A son échelle, la Région contribue à conjuguer les initiatives et à coordonner l’ensemble des actions. Ainsi, dans le cadre des SRCE, elle va harmoniser les Programmes d’Actions Stratégiques, en matière d’accompagnement des acteurs du territoire, pour la prise en compte des continuités écologiques.

Préserver le littoral et la qualité des eaux face au changement climatique

© Guillaume Berthillier

La Région intègre à son action pour l’environnement la préservation de la qualité des eaux (à la fois eaux de surface et eaux souterraines) et des milieux aquatiques. A ce titre, elle agit aux côtés de l’Agence de l’Eau.

Le littoral est également un milieu particulièrement sensible, soumis à la fois à une importante pression démographique, à une multiplicité d’usages, et aux risques naturels avec des phénomènes d’érosion particulièrement importants. La Région contribue à développer une gestion durable du littoral, en fédérant les acteurs (associations, communes, GIP Littoral, Conservatoire du Littoral, Observatoire de la Côte Aquitaine, …), à travers la prévision et la gestion des risques, la sensibilisation des populations, mais également l’innovation (ex : récifs artificiels, surveillance satellite).

Continuer à sensibiliser : vers une stratégie pour l’éducation à l’environnement

Opération "Initiative océane" organisée par l'association Surfrider Foundation. Les enfants des écoles sont sensibilisés à l'écologie et pratiquent le ramasssage des détritus sur les plages du littoral.
Initiatives océanes © Alban Gilbert

Enjeu majeur pour la transition écologique et énergétique de la société, l’éducation à l’environnement et au développement durable (EEDD) est soutenue par la Région, afin d’encourager les comportements citoyens et responsables et de favoriser l’appropriation des enjeux du développement durable par tous les publics. En Nouvelle-Aquitaine, une centaine d’associations, structurées en réseaux, agissent dans ce champ. La thématique « Homme Nature » constitue le socle de cette politique.

Développer les Parcs Naturels Régionaux

© DR

La Région accompagne et oriente l’action des Parcs Naturels Régionaux (PNR), territoires préservés, dynamiques et innovants, qui allient à leur richesse patrimoniale et paysagère un projet de développement durable et concerté.

La Nouvelle-Aquitaine compte 4 PNR :

  • Le PNR Marais-Poitevin
  • Le PNR de Millevaches en Limousin
  • Le PNR Périgord-Limousin
  • Le PNR Landes de Gascogne.

D’autres projets de PNR sont en cours, comme dans le Médoc (aboutissement prévu début 2019), ou encore la Montagne Basque et la Gâtine poitevine.

Anticiper l’évolution de la biodiversité et ouvrir de nouvelles perspectives

Sur le modèle du rapport Les Impacts du Changement Climatique en  Aquitaine, réalisé par 178 scientifiques sous la direction du climatologue Hervé Le Treut (membre du GIEC), la Région souhaite lancer une démarche de recherche et de suivi précis de l’évolution de la biodiversité sur son territoire, afin d’appuyer l’action publique sur l’expertise scientifique.

La Région initie également des démarches dans le domaine du biomimétisme, afin de s’inspirer de la nature pour innover de façon responsable et créatrice de développement économique. Toutes les filières industrielles sont potentiellement concernées par ce nouveau défi : énergies renouvelables imitant la photosynthèse, chimie douce grâce à des biocatalyseurs, traitement des eaux usées par phytoépuration, valorisation naturelle des déchets végétaux ou alimentaires... L’objectif est de devenir une région pilote en la matière, et la Région a déjà réalisé une cartographie des acteurs aquitains engagés dans cette démarche.

Un plan régional pour préserver les pollinisateurs

Pollinisateurs
Pollinisateurs © JR Guillaumin

La Nouvelle-Aquitaine, première région agricole d’Europe, est riche d’une grande diversité écologique et paysagère. Cette richesse de notre région est fragile, affectée par les grandes causes de l’érosion de la biodiversité que sont la destruction et la fragmentation des habitats, les pollutions ou encore le réchauffement climatique.

La contribution écologique et économique apportée par les pollinisateurs est indispensable à la nature et à l’homme. Près de 90% des plantes sauvages à fleurs dépendent de la pollinisation animale pour leur reproduction. 75% des cultures vivrières dépendent de la pollinisation par les animaux, soit 35% de la production agricole globale. Le Lot-et-Garonne par exemple, premier producteur national de prunes, fraises ou noisettes, pourrait ainsi voir sa production fruitière chuter de 20 %.

Les causes du déclin des pollinisateurs sont connues et multiples. On estime que l'activité humaine dans son ensemble est responsable de la dégradation des habitats et des ressources alimentaires des insectes pollinisateurs, principaux facteurs de menace et de déclin des espèces. Elles tiennent à la raréfaction des ressources disponibles pendant les périodes de disette alimentaires, à l’usage d’intrants, aux pratiques apicoles, à des problèmes sanitaires d’agents pathogènes ou de parasites, ou encore à des espèces exotiques envahissantes. Certains de ces facteurs sont aujourd’hui bien connus et régulièrement identifiés. C’est le cas de nombreux agents pathogènes (varroa, loque, …) ou chimiques. A cet égard, l’effet de certains produits phytosanitaires comme les néonicotinoïdes sur le comportement et la santé des abeilles domestiques a été mis en évidence par les chercheurs.

Des leviers d'action

Que ce soit en milieu agricole ou urbain, il existe des leviers d’actions pour maintenir le service de pollinisation et améliorer les conditions actuelles. La diversité du réseau d’acteurs présent en Nouvelle-Aquitaine est un atout de taille et des initiatives multiples participent et concourent d’ores et déjà à la préservation des pollinisateurs.

Pour répondre aux grands enjeux de la protection des pollinisateurs, quatre grandes orientations ont été retenues pour la mise en œuvre du plan régional.

La mise en œuvre du plan pollinisateur va prendre appui sur l’ensemble de la politique environnementale de la Région. Ainsi, la prise en compte de la protection des pollinisateurs devient une priorité pour l’institution.

Les quatre grandes orientations du plan pollinisateur

  1. Améliorer la connaissance pour mieux préserver les pollinisateurs ;
  2. Maintenir le service de pollinisation en préservant et en restaurant les habitats et les ressources ;
  3. Transférer les connaissances : informer, sensibiliser et former l’ensemble des citoyens pour que chacun devienne acteur du changement ;
  4. Construire l’exemplarité régionale.
Chiffres clés