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  1. Economie circulaire et déchets

Economie circulaire et déchets

La réforme territoriale mise en place avec la loi NOTRe (loi portant la Nouvelle Organisation Territoriale de la République) se traduit par un transfert de compétence vers la Région pour la planification des déchets et par le renforcement de son implication pour le développement de l’économie circulaire. Ce nouveau rôle s’intègre à sa démarche globale pour la transition écologique et énergétique du territoire, avec un défi à relever pour réduire, gérer, recycler les déchets, et favoriser la réutilisation des ressources.

Construire et mettre en œuvre le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets

© Ademe - Roland Bourguet

Le Plan Régional de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD) permettra de fixer les priorités pour la prévention et la réduction des déchets. Ce plan sera construit avec les citoyens, en partenariat avec les Départements et les différents acteurs concernés (consulaires, EPCI, organisations professionnelles…). Sont concernés les déchets ménagers et assimilés, les déchets dangereux, et les déchets du bâtiment et des travaux publics.

Développer de nouvelles filières et une nouvelle logique économique

© Ademe - Roland Bourguet

Le cercle vertueux de l'économie circulaire

Le principe d’économie circulaire, nouveau modèle économique, vise à limiter le gaspillage des ressources et réduire l’impact environnemental, en augmentant l’efficacité à tous les stades de l’économie des produits. L’économie circulaire propose donc un nouveau modèle de société qui utilise et optimise les stocks et les flux de matières, d’énergie et de déchets et vise ainsi à l’efficience de l’utilisation des ressources.

En raison de leurs compétences en matière de développement économique,  les Régions sont en première ligne pour le développement de l'économie circulaire. Les actions qui en résultent sont d'autant plus rattachées à l'action territoriale, que la mise en cohérence est un enjeu important. La mise en œuvre d’une politique d’économie circulaire constitue un facteur de développement d’activités, d’emploi et d’innovation. De même cela constitue, au côté de l’action des différents Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) qui interviennent sur les déchets ménagers, l’outil d’animation et d’actions du Plan Régional de Prévention et Gestion des Déchets qui relève de la compétence régionale (loi NOTRe).

Dans cette perspective, le réseau RECITA a été lancé en région en avril 2016. Il est ouvert à l’ensemble des acteurs socio-économiques du territoire (entreprises, collectivités, chercheurs, réseaux, société civile), avec les objectifs suivants :

  • Réunir les acteurs engagés pour le développement l’économie circulaire dans les territoires,
  • Valoriser les expériences et les atouts régionaux,
  • Partager une culture commune de l'économie circulaire,
  • Contribuer au développement de projets collaboratifs,
  • Communiquer sur l’actualité, les initiatives, diffuser des espaces d’échanges, des outils, …

Le réseau compte actuellement 76 structures.

Granulés qui permettent l'accélération de la méthanisation des effluents produits par les Papeteries du Limousin. © Ademe - Roland Bourguet

Un levier de développement économique

A la clé de la dynamique d’économie circulaire, le développement de nouvelles filières et le soutien à une industrie émergente, en cohérence avec la stratégie de développement économique du territoire (le Schéma Régional de Développement Economique, d’Innovation et d’Internationalisation, SRDEII). A cela s’ajoute le gain de compétitivité que représente l’économie circulaire pour les industries, qui maîtrisent leur flux de matières premières et peuvent être plus efficaces à tous les stades du cycle de vie des produits.

L’agriculture et l’agroalimentaire, filières majeures de la Région, constituent à cet égard un potentiel important et des filières prioritaires.

Lutter contre le gaspillage alimentaire dans les établissements relevant de la Région

© Jean-Pierre Bost

Dans une démarche d’exemplarité, la Région s’attache à lutter contre le gaspillage alimentaire, en particulier dans les lycées (296 établissements en Nouvelle-Aquitaine, avec plus de 200 000 lycéens). Plusieurs expérimentations ont été mises en œuvre sur les territoires de la région pour lutter contre le gaspillage alimentaire et contribuer à la valorisation des déchets : programmes de sensibilisation des lycéens, opérations de tri sélectif, installation de composteurs ou de méthaniseurs.